CETTE PAGE EST UN HOMMAGE AU COMMANDANT, OFFICIERS, OFFICIERS MARINIERS, QUARTIER-MAITRES ET MARINS DE CE BÂTIMENT DE LA MARINE NATIONALE

                                    

                 mis ajour le : 18/02/2011 11:53:52                                                           

DESSIN YANN LEBRIS NET MARINE  

 

 

CASABIANCA ( sculpteur : Georges Saupique )
L'homme lutte contre l'étreinte d'une pieuvre, à l'image du sous-marin « Casabianca » qui, le 27 novembre 1942, s'échappe du port de Toulon investi par les Allemands et devient le symbole des Forces Navales Françaises Libres

 

                                                                                                

                                    

 

 


MISE A JOUR LE : 18/02/11 11:53:52

                                                  

                  

                                             

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Pour venir en aide aux patriotes corses insurgés, le général Giraud décide, depuis Alger, d'envoyer les chasseurs de la Troisième compagnie du Bataillon de choc. Embarqués le 11 septembre à bord du sous-marin "Le Casabianca" , ils débarquent dans la nuit du dimanche au lundi 13 septembre à 1 heure du matin sur le quai de la République à Ajaccio. Les "Chocs" sont rejoints spontanément par des patriotes corses, guerriers improvisés, semblables aux soldats de l'an II, qui constitueront la Quatrième compagnie du Bataillon de choc dite Compagnie Corse

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Pour répondre au débarquement anglo-américain le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, l'armée allemande envahit la zone libre et donne l'assaut à Toulon. Afin de ne pas tomber aux mains des Allemands, la flotte française se saborde le 27 novembre 1942. Le Casabianca s'échappe sous la mitraille pour poursuivre la lutte. C'est le début d'une glorieuse aventure, très fidèlement relatée par le commandant L'Herminier en hommage à son équipage. Les missions secrètes sur les côtes de Corse se succéderont jusqu'à la libération de l'île. Frappée du sceau de l'héroïsme le plus pur, une des plus belles pages de l'Histoire de la Marine nationale vient d'être écrite. Jean L'Herminier, né le 25 janvier 1902 à Fort-de-France, entre à l'Ecole navale en 1921 et s'oriente dès 1927 vers les sous-marins. Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur à titre exceptionnel en 1932 en raison de sa belle conduite lors d'une explosion à bord du Persée. Affecté sur le Sidi-Ferruch en novembre 1940, il doit interrompre son commandement début 1942 pour raison de santé. Après un séjour à l'hôpital, il obtient en avril 1942 le commandement du Casabianca, sous-marin de 1500 tonnes, à bord duquel il s'illustrera

                         

L'indicatif international du Casabianca est   F B C B

                               

 
Le capitaine de vaisseau Jean L'Herminier

 

Issu d'une famille de marins, Jean l'Herminier, né en 1902, entre à l'École navale en 1921 et devient ensuite un spécialiste des sous-marins; mais c'est à bord du Montcalm qu'il participe à la campagne de Norvège en avril 1940, puis aux combats de Dakar.

Après avoir quitté le commandement du sous-marin Sidi-Ferruch, sous l'effet d'une grave maladie, au début de 1942, son énergie et son courage lui permettent de recevoir le commandement du sous-marin Casabianca dès avril. Il le sauve du sabordage de la flotte à Toulon en novembre 1942. Le 13 septembre 1943, il entre en libérateur dans la baie d'Ajaccio.

Éprouvé par la maladie, il est contraint de transmettre son commandement en octobre 1943, et subit immédiatement l'amputation des deux jambes. Maintenu exceptionnellement en activité de service, il sert la Marine jusqu'à sa mort en juin 1953.

article marine nationale

COLLECTIVITÉS DÉCORÉES DE LA MÉDAILLE DE LA RÉSISTANCE

Entre parenthèses, la date du décret et la lettre R pour une attribution de la médaille avec rosette

Sous-marin CASABIANCA ( 03/08/46 R )

La Médaille de la Résistance récompensait les personnes ou les collectivités françaises ayant :

¨  pris une part spécialement active depuis le 18 juin 1940 à la résistance contre les puissances de l’Axe et leurs complices sur le sol national ou en territoire relevant de la souveraineté française ;

¨  pris une part effective et importante au ralliement de territoires français à la France combattante ou rendu des services signalés dans l’effort de guerre de ces territoires ;

¨  joué un rôle éminent à l’étranger dans la propagande et dans l’action des organisations destinées à grouper et à soutenir les efforts de la Résistance ;

¨  rallié des troupes, des navires ou des avions dans des conditions exceptionnelles de difficultés ou de dangers ;

¨  rejoint les Forces Françaises Libres dans des conditions particulièrement dangereuses et méritantes

 

 

DECESERMI.jpg (217014 octets)   COLS BLEUS DU SAMEDI 13 JUIN 1953 N°305  

   

ermibrest.jpg (110258 octets)   cols bleus 05-07-2003 N° 2666

 

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fr_1570 : Bicentenaire du rattachement à la France
Bicentenaire du rattachement à la France
fr_2808 : La Libération
La Libération

Le 8 septembre 1943 vers 18 heures 30, la radio annonce un armistice entre les Alliés et l'Italie. Pour les patriotes corses, le signal est donné de l'insurrection : de violents combats s'engagent contre les troupes hitlériennes qui occupent le pays depuis le 11 novembre 1942. Le 9 septembre 1943, la Corse devient le premier département français libéré. L'annonce de cette libération, et de cette résistance donne un nouvel élan aux maquisards et partout en France, les combats s'engagent.
Au bas du timbre, on aperçoit le sous-marin Casabianca commandé par le capitaine Jean l'Herminier qui permit le débarquement du premier commando venu d'Alger.

Notons pour la petite histoire que le film « le Jour le plus long » n'a pas été tourné sur les plages de sable normandes, mais sur la plage corse de Saleccia dans les Agriates (au Nord de l'île). Lors des repérages en 1960, les américains jugèrent les côtes normandes trop défigurées par les résidences secondaires pour y tourner le film avec Robert Mitchum.

Ce timbre comporte une erreur, consultez la page du bêtisier de la philatélie française consacrée à la «baie» de Biguglia (Corse)

 

 

2003 

- Cette année, la Corse célèbre le 60ème anniversaire de sa libération.

 

 

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photos cols bleus liberation de la corse N° 2675 DU 04-10-2003

 

 

                                             

                                               Bulletin AGAASM plongee n° 389 octobre 2003


J.O n° 117 du 20 mai 2004 page 8930
texte n° 8
Présidence de la République
Ordre national de la Légion d'honneur

Décret du 19 mai 2004 portant promotion et nomination

NOR: DEFM0400459D


Ministère de la défense


Par décret du Président de la République en date du 19 mai 2004, pris sur le rapport du Premier ministre et de la ministre de la défense et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d'honneur, vu la déclaration du conseil de l'ordre en date des 25 mars et 19 avril 2004 portant que les présentes promotions et nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, sont promus ou nommés notamment au titre des articles R. 42 et R. 43 du code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire, et au titre des articles 1er et 2 du décret n° 2003-117 du 14 février 2003 fixant les contingents de croix de Légion d'honneur pour la période du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005, pour prendre rang à compter de la date de leur réception, les militaires n'appartenant pas à l'armée active désignés ci-après :


Au grade d'officier

 

MARINE NATIONALE


Gicquel (Louis, Yves, Marie), 22 décembre 1921, maître principal. Chevalier du 25 mai 1974.

 

 

                         http://www.rotilom.com/juin44/corse.htm

 

                                               

ÉQUIPAGE DU CASABIANCA

La plage historique de Saleccia


Cette plage des Agriates est célèbre, en dehors de sa beauté Seychellienne, pour avoir servi de décor à deux évènements historiques :
le sous-marin Casabianca- le débarquement du commandant Colonna d'Istria en Corse en juillet 1943 au cours de l'épopée du sous-marin "Le Casabianca" (Cf. site de Stéphane Delogu)
- le tournage de certaines scènes du film "Le jour le plus long" pour représenter des plages de Normandie (?? sans doute, parce que la météo normande n'était pas aussi clémente que celle de Corse !)
Plage de Saleccia

 

Lermi1.jpg (11439 octets) Base Marine D'Aspretto  Masque du C.F L'HERMINIER
Stele2.jpg (17489 octets) Base Marine D'Aspretto  Masque du C.F L'HERMINIER
Casa70.jpg (57187 octets) CARGESE Monument commémorant le premier contact ,nuit du 13 au 14 décembre 1942 du SM CASABIANCA
Lermin.jpg (38087 octets) AJACCIO (parvis de l'ancienne gare maritime palais des congres en construction)Buste du CF L'HERMINIER Commandant su sous marins CASABIANCA.
TAPE DE BOUCHE DE L'AVISO 69
FANION DE L'AVISO

                     http://www.netmarine.net/bat/avisos/cdtlermi/index.htm

 

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                            CÉRÉMONIE A ARONE

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La Mission du "Casabianca"

Au niveau du golfe de Chiuni, la route s'enfonce à l'intérieur des terres dans un paysage désolé. Au pont de Chiuni, une plaque commémore l'incursion du sous-marin Casabianca mené par le commandant Lherminier dans la crique voisine de Topidi. C'est là que les agents des Forces françaises libres prirent le contact avec la Résistance corse en Décembre 1942.

ASSDN

 

 

Un peu d’histoire

 

Par une nuit sombre de février 1943, le sous-marin « Casabianca », sous les ordres du Commandant L’Herminier, émergeait en silence près de notre côte et débarquait quelques hommes résolus, venus d’Alger pour accomplir leurs missions en territoire occupé. Déposés dans une calanque, près de la Roche Escudelier, dans l’obscurité, ils réussirent à gravir les rochers et à s’infiltrer dans le territoire pour y exécuter leurs missions de renseignements et de contre-espionnage, indispensables pour la préparation des opérations militaires de débarquement et de libération du territoire.

 

Par la suite, avec la même audace, d’autres sous-marins - « l’Aréthuse », « la Perle », « le Marsouin » - renouvelèrent cet exploit presque chaque mois. Dès leur accostage, ces hommes venus de la mer étaient pris en charge par des résistants ramatuellois parmi lesquels Maximin Giraud, Henri Olivier ainsi qu’Achille Ottou et sa sœur Jeanne, dont la ferme servait de point de ralliement aussi bien pour ceux qui arrivaient qu’à ceux qui, leurs missions remplies, regagnaient Alger. Grâce à eux la liaison entre la métropole occupée et l’Algérie Française fut maintenue. Beaucoup sacrifièrent leur vie pour transporter ce flambeau de liberté et d’espoir dans la France opprimée. Sur notre territoire, ce fut le cas d’Alphonse Alfasser qui, dans la nuit du 26 au 27 novembre 1943, tomba sous les balles ennemies pour sauver ses compagnons ainsi qu’un important courrier destiné au commandement français et allié. Son corps repose dans le cimetière de Ramatuelle.

 

Un mémorial national en souvenir de ces actes de bravoure

 

Le Colonel Paillole, président national de l’Amicale des Services Spéciaux de la Défense Nationale (ASSDN), qui était à la tête des services spéciaux pendant la guerre, proposa de dresser un monument sur le territoire de Ramatuelle afin de perpétuer le souvenir de ces 300 agents qui moururent pour la France ainsi que l’héroïque concours des Résistants de la Brigade des Maures au combat libérateur. Dessiné par l’architecte Gaston Castel, cet ouvrage fut réalisé par le sculpteur Marcel Courbier, ami de Jean Moulin et auteur des monuments érigés à Chartres et à Aix-en-Provence à la mémoire de ce martyr de la Résistance française. Il fut solennellement inauguré, le 3 mai 1959, sous la municipalité Gustave Etienne, par M. Edmond Michelet, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, représentant le Général de Gaulle. Ce monument, qui est national et dont la commune est la gardienne, est érigé à l’entrée du village sur le square qui porte le nom d’Alsfasser.

 


 

René Thiers, jeune marin de 21 ans, est à bord du

R Casabianca » quand, le 27 novembre 1942, le sous­marin échappe an sabordage de la flotte à Toulon.

 

Le submersible Casabianca a quitté le quai du Mourillon à 5 h 10, le 27 novembre. Le Mourillon est une partie du port de guerre de Toulon où étaient ancrés les sous-marins qui opéraient en Méditerranée. Une demi-heure plus tard, nous sommes sortis de la rade de Toulon. Nous sommes tous follement heureux d'avoir échappé aux griffes des Allemands. Après que nous soyons restés une journée entière devant Toulon, en plongée, le commandant L'Herminier décide de rejoindre l'Afrique du Nord. Nous pouvons, en plongée, recevoir sur cadre des émissions sur ondes longues ; en surface, nous recevons des émissions en ondes courtes et moyennes, mais il nous faut émettre pour prévenir les Alliés que nous allons nous présenter à l'entrée du port d'Alger. L !émetteur ondes moyennes [... ] est hors-service, mais l'émetteur ondes courtes est en bon état et le radio de quart le met en route. [...] Rien ne se passe : il n'y a pas de jus. Nous n'ignorons pas que l'aviation et les bâtiments de surface ont pour consigne de couler tout sous-marin douteux et vous devinez facilement quelle est notre angoisse. Finalement, lorsque nous ferons surface devant Alger, à proximité des corvettes anglaises, deux hommes bondiront sur le pont et agiteront un pavillon français en avant du canon. Et nous en serons quittes avec une bonne peur. Notre traversée aura duré 24 heures. »

in Corse, de la Résistance à la Libération, CDDP de la Haute-Corse, 1985, p.39-40.

 


 

 

Capitaine de Vaisseau L'HERMINIER

CASABIANCA

ISBN 2-7048-0704-3

110,00 F

256 pages

 

Pour répondre au débarquement anglo-américain le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, l'armée allemande envahit la zone libre et donne l'assaut à Toulon. Afin de ne pas tomber aux mains des Allemands, la flotte française se saborde le 27 novembre 1942. Le Casabianca s'échappe sous la mitraille pour poursuivre la lutte. C'est le début d'une glorieuse aventure, très fidèlement relatée par le commandant L'Herminier en hommage à son équipage. Les missions secrètes sur les côtes de Corse se succéderont jusqu'à la libération de l'île. Frappée du sceau de l'héroïsme le plus pur, une des plus belles pages de l'Histoire de la Marine nationale vient d'être écrite. Jean L'Herminier, né le 25 janvier 1902 à Fort-de-France, entre à l'Ecole navale en 1921 et s'oriente dès 1927 vers les sous-marins. Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur à titre exceptionnel en 1932 en raison de sa belle conduite lors d'une explosion à bord du Persée. Affecté sur le Sidi-Ferruch en novembre 1940, il doit interrompre son commandement début 1942 pour raison de santé. Après un séjour à l'hôpital, il obtient en avril 1942 le commandement du Casabianca, sous-marin de 1500 tonnes, à bord duquel il s'illustrera.

 

Comment se procurer les livres France-Empire

Jean L'Herminier PAR NET MARINE

  http://www.netmarine.net/bat/avisos/cdtlermi/celebre.htm


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BANDE ROUGE HORIZONTALE = BÂTIMENT DE GUERRE COULE A LA TORPILLE

BANDE BLANCHE HORIZONTALE AVEC DISQUE NOIR = BÂTIMENT DE COMMERCE TOUCHE

2 CANONS ENTRECROISES AVEC ÉTOILE ROUGE = BÂTIMENT DE GUERRE COULE AU CANON

LES DAGUES = NOMBRE DE MISSIONS SECRÈTES RÉUSSIES

LA CORSE = LIBÉRATION


Un épisode de ma vie raconté sur le site du sous marins CASABIANCA

Pendant les grandes vacances mes parents me payer des cours de maths et de français

Le monsieur qui me donnait les cours s'appelait MONSIEUR STELLA aujourd'hui décède il était Commandant de réserve et avait fait le débarquement en ITALIE en 39-45.

J'avais sans doute bien travaillé pendant les années 1961 1962 il m'offrit le livre de l'époque bibliothèque verte LE SOUS MARIN CASABIANCA.

Ce Monsieur ne savait pas et même moi je pense que six ans après je partais comme engagés volontaire dans la MARINE je servis sur le T47 CASABIANCA puis aux sous marins. 

Quel étrange coïncidence!!!!!!

retrouve le filleul de Monsieur STELLA et sa Fille marie Thé  mai 2003 42 ans après.....

Monsieur STELLA

Officier sorti du rang, très bien noté à l'école de Vincennes, il a fait toutes les campagnes : Tunisie (prisonnier des allemands qui l'ont remis aux italiens), Maroc, Italie (Monte Cassino ), France (du débarquement à Fréjus jusqu'à Besançon), Autriche occupée. Malgré tous ces services, on ne lui a accordé le quatrième galon et la Légion d'Honneur qu'au moment de son départ à la retraite.

témoignage de monsieur Stella Jean Claude son Filleul

 

  

 

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Casabianca

 

Date

Incident

Bataille

Lieu

1931

Mis sur cale

-

France

1935

Mise en service

-

France

2 février 1935

Lancé

France, sous-marin, baptisé Casabianca.

France

juin 1940

-

transfert France vichiste.

Maroc

27 novembre 1942

-

Sabordage de Toulon.

Midi de la France

vers le 29 novembre 1942

Capturé

Défection des navires échappés au sabordage de Toulon, transfert France libre.

Algérie

12 février 1952

Déclassé

-

France

  CITATION A L'ORDRE DE L'ARMÉE DE MER

Communique par le CC DE SAINT EXUPERIE COMMAND EN SECOND DU CASABIANCA équipage bleu (janvier 2002)

ALGER NOVEMBRE 1942  
ALGER LE 20 DÉCEMBRE N°132 M  SIGNE DARLAN
ALGER LE 20 DECEMBRE N°135M  SIGNE DARLAN
ALGER LE 5 AOUT 1943   SIGNE GIRAUD
ALGER LE 30 SEPTEMBRE 1943 N°139 EM G 3

ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC PALME AU CC L'HERMINIER

 SIGNE LEMONIER 
08 FEVRIER 1944 N° 040 D  SIGNE GIRAUD
ALGER 16 SEPTEMBRE 1944 N° 1.046 EMG/3

LV BELLET ATTRIBUTION DE LA CROIX DE GUERRE AVEC ÉTOILE VERMEIL

 SIGNE C.A SOL

Le 11 septembre 1943, le Bataillon commence un long périple pour la libération de la France. Un élément de la 38e Compagnie débarque en Corse à 1 heure du matin, transporté par le sous-marin Casabianca

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Il était exposé à BASTIA

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NICE MATIN DU 06-10-2003 

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Cols Bleus du 13-12-2003 n°2684

EXPOSE DEVANT L'HOTEL DE VILLE DE BASTIA

PHOTOS communique par le Maître Principal de réserve LAUDUIQUE de la DMD 2 B

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Corse matin du 02-08-2004

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Corse Matin du 30-09-2004

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Le kiosque du "Casabianca" trouve enfin sa place définitive en Corse

 

En 1953, à la demande des anciens combattants, le kiosque de l'illustre "Casabianca" avait été conservé alors que le reste du sous-marin était envoyé à la ferraille.

Placé sur le vieux port de Bastia, des problèmes d'entretien avaient obligé la municipalité à le couper. Après 50 années d'errance sur l'île, les anciens combattants et la ville de Bastia décident en 2002 de le reforger à l'identique.

En octobre 2003, le nouveau kiosque est inauguré à Bastia lors de la cérémonie du 60`°" anniversaire de la libération de la Corse, en présence du ministre de la Défense. Michèle Alliot-Marie, des anciens du "Casa", messieurs Gicquel et Cardot, et d'une délégation de l'équipage bleu du SNA "Casabianca".

Mais le kiosque se trouve alors à un emplacement provisoire. Ce n'est seulement que quelques mois plus tard en juillet 2004 qu'il trouve sa place définitive, face au monument des martyrs de la libération sur un socle au niveau du port de commerce.

Une nouvelle inauguration du kiosque est prévue le 4 octobre 2004, avec la pose d'une plaque commémorant les missions du "Casabianca" en Corse, ainsi qu'un panneau d'informations générales sur l'actuel SNA.

                                                      Lettre aux Amis du Casabianca

      

cols bleus du 27-11-2004

 

Les recherches historique menées par le major (er) (ER) Guy Limongi ont conduit la municipalité de la Ville de Bastia (libérée de l'occupation alle­mande le 4 octobre 1943) à ériger dans cette localité un monu­ment à la gloire de la Ré­sistance, en mémoire du célèbre sous-marin Casablanca ayant participé aux combats li­bérateurs de l ile.

Ce bâtiment aux ordres du commandant L'HERMINIER a joué un rôle éminent dans ces combats alors qu'il effectuait des missions de débarquement d'agents secrets, parmi lesquels le capitaine de Gendarmerie Co­lonna d'Istria (alias Césari, devenu chef de la Résistance insulaire), ainsi que des armes et des munitions, puis un bataillon de choc, entre Alger et la Corse, pour armer et soute­nir les combattants de la Résistance de l'île.

Un véritable symbole dans la lutte contre l'oppression.

Désarmé à la fin de la guerre, ce navire al­lait finir en Bretagne, au cimetière marin de Landévenec. En 1953, son kiosque récupéré allait être présenté au Salon nautique de Pa­ris. Par la suite, le kiosque était ramené en Corse, à Bastia, où, par périples, il allait se promener dans un entrepôt du vieux port, puis au musée, et ensuite à la base aérienne de Solenzara !

Le précieux concours de notre camarade Guy Limongi, ancien marin (ayant actuelle­ment en charge le protocole de la Ville de Bastia), un « mordu » du travail de mémoire et friand de découvertes du passé historique de la Corse, a fortement contribué à la réha­bilitation de ce kiosque, reconstitué par l'équipe qualifiée des ouvriers du Centre technique de la Ville, selon les éléments ré­coltés par le gendarme amoureux de l'intré­pide sous-marin.

Le 4 octobre 2004, la cérémonie commé­morative du 61 e anniversaire de la libération de Bastia, à laquelle participaient toutes les hautes autorités du département, toutes les associations patriotiques avec leur porte­ drapeau, allait se poursuivre à l'emplace­ment définitif du kiosque du sous-marin Casabianca.

Pour cet hommage particulier, seront pré­sents sur les lieux le « Pacha » du sous-ma­rin d'attaque nucléaire, le capitaine de fré­gate Véran, accompagné d'une délégation d'officiers mariniers de l'équipage, ainsi que le capitaine de frégate Berthod, accompa­gné de marins de la base d'Aspretto.

Un dépôt de gerbe devant le kiosque a été effectué par M. Zuccarelli, député-maire de la Ville de Bastia. Puis, c'est à notre cama­rade Guy Limongi que reviendra l'honneur de présenter aux assistants l'historique du glorieux sous-marin.

A savoir que, durant la guerre de 1939­1945, ce bâtiment arborait deux pavillons. L'un tricolore, l'autre, Le Jolly Roger, offert au commandant L'HERMINIER par l'amiral sir Andrew Cunningham. Ce pavillon de pirate noir, à tête de mort, présente les sept dagues du sous-marin (missions secrètes réussies) et ses trois victoires, ainsi que l'île de Corse, dont il a participé à la libération en 1943.

Jacques BATTISTINI.

 

L’ESSOR NUMERO 365 JANVIER 2005

 


NICECASA12-08-05.jpg (215103 octets)

                              

 

Carte sur souscription 20 fr + port  auprès de l'ONARC CORSE DU SUD MR RACHELLI

pour information DIRECTION DÉPARTEMENTALE DE LA CORSE DU SUD

1 Boulevard Sampiero 20180 AJACCIO Cedex

TEL 0495214281 Fax 0495510667

"La fantastique odyssée du sous-marin Casabianca"

A l'initiative de M. Jean-Lucien Rachelli, directeur départemental  de l'O.N.A.C de Corse du Sud, une carte postale sur le sous-marin Casablanca et ses missions en Corse durant la 2e Guerre mondiale, intitulée "La fantas­tique odyssée du sous-marin Casabian­ca", a été réalisée au bénéfice de l'ceuvre nationale du Bleuet de France, grâce au concours des associations d'anciens combattants et victimes de guerre de la Corse du Sud.

Elle n'est pas commercialisée. Elle est échangée pour un don minimum.

Comme la précédente (Borne de Terre Sacrée), elle conjugue étroite­ment information historique et action sociale.

Sous-marin français de 1500 tonnes, le "Casabianca" porte le nom du célèbre héros corse, mort dans la bataille d'Aboukir (1798), en Egypte, Luce de Casabianca.

Le °'Casabianca", commandé par le capitaine de corvette l'Herminier, est lié à la libération de la Corse (5 octobre 1943).

Reussissant à s'échapper sous le feu ennemi, de la rade de Toulon, le 27 novembre 1942 et à rallier Alger, le sous-marin va effectuer un certain nombre de missions en Corse, dont les us importantes ont fait l'objet d'un monument commémoratif en Corse du Sud

Ainsi dans la baie de Chiuni, le 14 décembre 1942, il débarque le réseau giraudiste "Pearl Harbor' du comman­dant de Saulle.

Le 6 février 1943, il débarque 450 mitraillettes et 60000 cartouches dans la baie d'Arone (Piana).

Le 13 septembre 1943, à Ajaccio, il débarque 109 hommes de la 3e compa­gnie du 1- Bataillon de Choc, aux ordres du commandant Gambiez.

Son rôle a donc été déterminant dans la libération de la Corse. Aussi, le capitaine de corvette Jean l'Herminier a pu dire : « Nous avons rivalisé avec le Cheval de Troie ».

Pour vous procurer cette carte, vous pouvez contacter : la direction départementale de I'O.N.A.C. de Corse du Sud,' 1, boulevard Sampiérô, B.P. 271, 20180 Ajaccio cedex 1 - Tél. 04 95 2142 81 - Fax : 04 95 5106 67.

 

La Chartre Devoir de Mémoire

LEMONIER.jpg (488217 octets)

Alger amiral LEMONIER


 

HOMMAGE AU CAPITAINE DE VAISSEAU L'HERMINIER

PHOTO PROVENANT des livres

cieletterre.jpg (319856 octets)   ce livre m'as été offert par MONSIEUR SANCHEZ ALBERT ancien QM RADIO sur le delage

ENTRE CIEL ET MER DU CV L'HERMINIER 

                                                                 casa100.jpg (118092 octets)   casa101.jpg (131348 octets)   casa103.jpg (70944 octets)  casa102.jpg (120072 octets)  27.jpg (28571 octets)

Editeur/Collection : FRANCE-EMPIRE
Année de publication : 1952
Auteur : Cdt Lepotier
Prix (€) : 50

Format : 19*14
Pages : 316
Résumé : « Cap sur la Corse " ! Voilà un titre évocateur !' Il nous rappelle ces heures brûlantes de septembre 1 1943 où une poignée de soldats, de marins et d'aviateurs s élançaient pour libérer le premier département français. Une occasion extraordinaire se présentait : il fallait la saisir Tous les Français ont entendu parler des épisodes de la libération de l'île : le rush du Fantasque et du Terrible . apportant à 40 noeuds le fameux bataillon de choc, les raids successifs des croiseurs et des torpilleurs venant chaque nuit débarquer leur contingent, les actions auda­cieuses et efficaces du maquis et surtout l'extraordinaire odyssée du Casabianca. Très nombreux sont ceux qui ont lu, sous la plume même du prestigieux l'Herminier, les aventures étonnantes de ce sous-marin, nouveau cheval de Troie, dont la coque s'ouvrit une belle nuit, le long des quais d'Ajaccio, pour laisser s'échapper les roq fantassins qui constituaient la première avant-garde du corps expé­ditionnaire français. Mais ces exploits brillants et pittoresques ne consti­tuent pas toute l'histoire de la Corse pendant la guerre. Du premier au dernier jour, l'Ile de Beauté joua un rôle de premier plan. Cette île majestueuse aux. côtes sau­vages, au maquis parfumé, aux vallées silencieuses, vrai paradis qui paraissait plus destiné au plaisir et au délas-sement des hommes qu'aux jeux terribles de la guerre, devint soudain, dans ce conflit, une des grandes positions stratégiques mondiales, une de ces positions-clés dont la possession assurait un avantage capital à celui qui la détenait. Pendant la première phase de la guerre, de septembre 1939 à juin r94o, la Corse fut la sentinelle avancée de nos ,lignes de communication de Méditerranée occidentale. Elle connut ensuite de nombreuses vicissitudes sous une occupation ennemie de plus de 1-oo.0oo hommes - chiffre qui témoigne de l'importance que l'Axe attachait à sa conservation. Libérée, elle se trouva tout d'un coup aux avant-postes et constitua la plate-forme avancée de l'expédition triom­phale de Provence. C'est l'histoire complète de ce drame à plusieurs actes que le Capitaine de Vaisseau Lepotier nous présente aujourd'hui. A vrai dire, l'ouvrage déborde largement de son cadre : il nous fait vivre tout ce qui advint de 1-939 à 1943 dans cette partie de Méditerranée comprise entre la Pro­ vence et l'Afrique du Nord, cette partie de mer qui nous intéresse tant puisqu'elle est, pour notre pays, une véri­table mer intérieure. Mais l'ouvrage conserve son unité, car il gravite autour d'un personnage central : la Corse.

cas10.jpg (46046 octets)  EN PLONGÉE
casa1.jpg (67566 octets) DÉDICACE DU LIVRE
cas9.jpg (91136 octets) PLAQUE COMMEMORATIVE
casa13.jpg (173702 octets) ECOLE NAVALE
casa14.jpg (126902 octets) A BORD DU MICHELET
casa17.jpg (52096 octets)  LE COMMANDANT TRAVAILLE A SON LIVRE
casa19.jpg (75571 octets) TOURNAGE DU FILM
casa2.jpg (67839 octets) DANS SON FAUTEUIL
casa20.jpg (52287 octets) DANS LA COUR DU MINISTÈRE DE LA MARINE
casa21.jpg (77585 octets)  
casa6.jpg (62695 octets) A L'ARC DE TRIOMPHE
casa11.jpg (63555 octets) LE CDT ET L'ÉTAT MAJOR
casa12.jpg (44215 octets) ARRIVÉE A ALGER
casa15.jpg (167901 octets) HÔPITAL DE PHILADELPHIE
casa30.jpg (121323 octets) HÔPITAL DE PHIDALPHIE
casa16.jpg (114667 octets) LE RETOUR EN FRANCE

                                                                                                    casa1002.jpg (119110 octets)

 

casa1000.jpg (23110 octets) ALERTE
casa1001.jpg (32484 octets) EN PLONGÉE
casa2004.jpg (110016 octets) En plongée les électriciens surveillent leurs moteurs
casa2005.jpg (113458 octets) Tube lance torpilles : paré a faire feu
casa2006.jpg (66309 octets) Les mécaniciens de quart dans les diesels
casa2007.jpg (44278 octets)   casa2008.jpg (33838 octets) SEUL LE PÉRISCOPE TROUE LA SURFACE
casa2009.jpg (132786 octets) LE PANNEAU DE KIOSQUE " qui avale les paquets de mer comme un entonnoir"

L'aventure du 

CASABIANCA 

Le matelot Jean Couturier, sous-marinier du Casabianca en 1943

http://perso.wanadoo.fr/stephane.delogu/casabianca.html

EXTRAIT DU RÔLE D'ÉQUIPAGE DES "PATROUILLES DE L'OCÉAN

                                        ANNÉE 1943

LISTE DU PERSONNEL EMBARQUE A BORD DU SOUS MARIN "CASABIANCA" EN 1943

Communique par le CC DE SAINT EXUPERIE COMMANDANT EN SECOND DU CASABIANCA équipage bleu (janvier 2002)

  1. ÉTAT-MAJOR

 

CAPITAINE DE VAISSEAU L'HERMINIER JEAN COMMANDANT

repose au cimetière de Batignolles

Herminier17.jpg (55553 octets)

info Mr GICQUEL

LIEUTENANT DE VAISSEAU BELLET HENRI OFFICIER EN SECOND

repose au cimetière de Montmartre

ifo Mr GICQUEL

ENSEIGNE DE VAISSEAU 1 CHAILLEY PIERRE  
ENSEIGNE DE VAISSEAU 1 LASSERRE GEORGES  
INGENIEUR MECANICIEN 1 KERNEUR LUCIEN  

 

 

   2. ÉQUIPAGE

 

ROLLAND MARCEL PM MECA 1809 7.28
TAGLAND RENE MTR MECA 103.27.5
VARLET GEORGES MTR MECA 3026.C29
ABGRALL JEAN SM1 MECA 4106.B29
FREMINET MARCEL SM1 MECA 3332.C29
LE DERF MARCEL SM1 MECA 395.L29
NEVEU FELIX SM2 MECA 899.L29
TARIS LOUIS SM2 MECA 454.27.11
PERRIER EMILE SM2 MECA 1778.B29
LE ROUX JEAN MARIE QM1 CANO 241.L34
MORICE RAYMOND QM1 MECA 1403.T32
THIBERT MARCEAU QM1 MECA 2900.T37
BALLOUARD AUGUSTIN QM1 MECA 751.B37
LORIEAU ROGER QM1 MECA 589.L37
DARCHEN THEOPHILE QM1 MECA 790.B38
LE RIBLER MARCEL QM2 MECA 56.D38
ASSO PAUL QM2 MECA 3605.T40
LUC JACQUES QM2 MECA 6273.T38
COLIN PIERRE QM2 MECA 5073.T37
BERNARD

récit bas de page

CHARLES QM2 MECA 3007.C38
PRALY

alamer.jpg (76857 octets)

MAURICE QM2 MECA 6190.T38
SEVENO MARCEL QM2 MECA 833.L34
GUILLOU ALBERT QM1 MECA 1758.B35
HEICHEVETTE MAURICE QM2 MECA 2270.C39
GUERIN LOUIS MLTO 2 MECAN 5879.T39
LE BORGNE FRANCOIS MLTO 2 MECAN 32.T42
LE MEUR ROGER MLTO 1 MECAN 254.B.39
CARDOT  anciens casabianac.jpg (36328 octets) ROBERT MLTO 2 MECAN 446T.38
LAPORTE ANDRE MLTO 1 MECAN 2280.C39
TARRADE HENRI MLTO 2 MECAN 7115.T41
BARBOTIN ADRIEN PM TIMONIER 42.841.111
MARECHAL JEAN MTR TORP 991.27.2
QUILLIEN NICOLAS MTR ELEC 2627.11
JEGOU PIERRE MTR TORP 3849.B28
FLOCH LEON SM1 ELEC 768.B.29
GUEGAN ALBERT SM2 ELEC 610.B.33
GUERAN FRANCOIS SM1 ELEC 2094.B.31
SEGALEN ALEXANDRE SM2 ELEC 1289.B.28
HENRY RENE SM2 TORP 4434.B.30
BIETZER JEAN SM2 ELEC 35.C.32
DONNART JEAN SM2 MANOEU 1044.B34
REMUS EMILE SME FUSIL 704.C.37
BERNARD EMILE QM1 MOTEL 4197.T.35
LIONNAIS JEAN QM1 TORP 2870.B.36
GUILLOU JOSEPH QM1 ELEC 603.B.35
LE ROUX GEORGES QM1 CANNON 1546.B.35
MOISAN JOSEPH QM1 ELEC 2423.B.34
BELLEC JEAN QM1 TORP 253.T.37
GICQUEL   anciens casabianac.jpg (36328 octets) LOUIS QM2 ELEC 1651.B.39
TASSERY MAX QM2 ELEC 662.C.57
VIGOT PIERRE QM2 TIMO 1145.C.39
DEBAULIEU GERMAIN QM2 TORP 980.T38
VILLEMIN MARCEL QM2 ELEC 2304.T37
LE GOFF JEAN QM2 ELEC 322.L39
L'HORSET ROGER QM2 ELEC 3794.B.39
PAUBERT FRANCOIS QM2 FOURRIER 517.L.40
RENAULT CAMILLE QM2 TIMO 1042.T.40
DONVAL JEAN MLTO 2 MOTEL 3003.B37
MARBACH PAUL MLTO 2 ELEC 864.C40
BOUILLAND JEAN MLTO 2 TORP 5983.T.41
COLLOMB HENRI MLTO 2 TORP 6166.T.41
VAUBOURG GEORGES QM2 TIMO 1080.T40
GRAVIER JOACHIM MLTO 2 CANNO 521.L.40
TARLAGLINO CLAUDE MLTO 2 ELEC 3510.T.41
VERGNAUD ANDRE MLTO 2 ELEC 6990.T.41
RICHARD JEAN MLTO 2 ELEC 3119.T.41
PETRE ETIENNE SM 2 RADIO 256.C.34
LEFEBRE JOSEPH QM1 RADIO 6894.T.37
THIERS RENE QM2 RADIO 2369.T.40
FAVREAU PIERRE QM2 RADIO 366.L.38
DUFOUR ROGER MLTO RADIO 711.T.41
LALLEMENT RODOLPHE MLTO RADIO 529 BIS 41
DONIZETTI MARCEL MLTO 2 CUISI 1630.T.41
MARTINEZ JEAN MLTO 2 CUISI 155.T.42
BEHIN RAYMOND MLTO CONNO 4941.T.41
LE CHAIX FRANCIS MLTO MANOEU  
COUTURIER ANDRE MLTO TIMO http://perso.wanadoo.fr/stephane.delogu/casabianca.html


 

anciens casabianac.jpg (36328 octets)

2 Anciens de l'équipage l'or d'une conférence ANARC à Porticcio le 16 avril 2004

projection du film CASABIANCA

casabianca(1).jpg (114424 octets)

  

 

Cinémathèque de Corse / Casa di Lume
Espace Jean-Paul de Rocca Serra - BP 50
20.537 Porto-Vecchio cedex
Tel.: + 33 4 95 70 35 02
Fax: + 33 4 95 70 59 44

BON DE COMMANDE DU FILM

Bon de commande DVD Casabianca.pdf

Zoom - associu-scopre.com


 

INFORMATION CASABIANCA http://www.multimania.com/jlventura/page21.htm

pour les caractéristiques du SNA CASABIANCA

           

20020517_dmd011.jpg (37712 octets) 20020517_dmd012.jpg (35035 octets)  20020517_dmd014.jpg (31231 octets)  20020517_dmd015.jpg (30322 octets)

      

SALLE DE CONFÉRENCE SNA CASABIANCA

 

PEINTURE LIBÉRATION DE LA CORSE


 

marinecasa1.jpg (115377 octets) LE CASABIANCA A ALGER APRÈS SON ÉVASION DE TOULON (ECPA)
marinecasa15.jpg (61473 octets) l'affût double de mitrailleuses 13.2 mm HOTCHKISSS
marinecasa2.jpg (95957 octets) A L'INTÉRIEUR DE LA COQUE ÉPAISSE LES COUPLES SONT PARTICULIÈREMENT VISIBLE
marinecasa13.jpg (86658 octets) LE POSTE ÉQUIPAGE
marinecasa14.jpg (77506 octets) ACCOSTAGE A BREST DÉBUT 1940 AU PREMIER PLAN LE JUMEAU LE SFAX
marinecasa9.jpg (92935 octets) LES MOTEURS DIESELS
marinecasa10.jpg (37255 octets) CORVÉE DE PATATES AU FOND LE RAVITAILLEUR DE SOUS MARINS JULES VERNE
marinecasa7.jpg (84008 octets) LE CASA ACCOSTE AMARRE LE SFAX
marinecasa11.jpg (126373 octets) DEVANT L'INDICATEUR DE PROFONDEUR
marinecasa4.jpg (90722 octets) AU PÉRISCOPE
marinecasa5.jpg (90325 octets) PANNEAUX D'ACCÈS
marinecasa6.jpg (51985 octets) LE KIOSQUE AU BASSIN

 

 

 

 

photos  marines forces navales août septembre 2000

 

 http://www.infomer.fr/pages/marineEdition/


 

 

luce.jpg (434587 octets)   luce1.jpg (162103 octets)

 

COMMÉMORATION  DU 204éme ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE D'ABOUKIR

 

vescovato.jpg (158782 octets)

cols bleus n° 2651 du 08-03-2003

1798 La flotte française détruite à Aboukir
En rade d'Aboukir (Egypte), la flotte française commandée par l'amiral Brueys d'Aigaïlliers est battue par la flotte britannique sous les ordres de l'amiral Nelson. Seuls quatre vaisseaux sur une vingtaine réussissent à s'échapper. La flotte française venait de débarquer en Egypte le corps expéditionnaire du général Napoléon Bonaparte. Celui-ci est alors bloqué en Egypte et rentrera secrètement en France un an plus tard.

 


Le capitaine de vaisseau

Luce de Casablanca (07/02/1762 - 01/08/1798)

ou la tragédie de l'« Orient »

 

Luce de Casablanca, capitaine de vaisseau, est né à Vesco­vato (chef-lieu du canton de la Casinca, près de Bastia) le 7 février 1762.

Issu d'une famille de militaires, de petite noblesse, aux idées favo­rables à la France, il fit ses premiers pas d'écolier au couvent des Capu­cins du village. Puis il entra succes­sivement au collège de Guilly en 1771, au collège militaire royal de la Flèche (1772-1775), au collège royal de Paris (1775) et à celui d'Ef­fiat (1776-1778).

A la sortie d'Effiat, Luce est orienté vers l'école royale de la ma­rine, à Toulon (1778-1779). Il en sort aspirant garde de la marine, attaché à la compagnie des gardes du pa­villon amiral. A l'âge de 17 ans, il embarque de Toulon pour effectuer plusieurs missions à bord de la fré­gate « La Gracieuse » (27 avril 1779 - 21 mars 1780), la frégate « Le Ter­rible » (2 juin 1780 - 2 mars 1781) et du vaisseau « Le Zélé» pour la guerre d'indépendance de l'Améri­que (2 mars 1781 - 1-janvier 1783).

Il sert ensuite sur la corvette « La Brune » (18 mai 1784 - 24 août 1784), la frégate « La Réunion » (17 avril 1787 - 7 janvier 1788), le brick « L'Alerte » (18 janvier 1788 - 23 février 1788) et la frégate « Lalceste » (13 juillet 1789 - 20 octobre 1790).

Entre temps, il s'était marié à Vescovato en 1784 avec Félice Raffali. De cette union, naissaient Faustina (1785) et Giocante (1787).

Attiré par les idées nouvelles de la Révolution, Luce va entreprendre une carrière politique qui débutera à Toulon. Il s'inscrit au club des Jaco­bins, créé à Toulon le 18 janvier 1790. Le 14 mars 1792, il obtient le fameux certificat de civisme (n° 638). Il est élu député à la Convention et siège sur les bancs de la « Mon­tagne ». Il est membre de la com­mission de la marine. De tempé­rament calme, modéré dans ses actes, il ne votera pas la mort du roi Louis XVI.

Il accède au grade de capitaine de vaisseau le 1 -janvier 1793, mais sa tiédeur politique n'est pas de mise dans les rangs des extré­mistes. Aussi sera-t-il exclu du club des Jacobins. Cela ne l'empêchera pas d'être élu au Conseil des cinq­cents sous le Directoire, jusqu'au 20 avril 1798. II écrira un Mémoire remarquable sur la restructuration de la marine.

Quelque peu déçu de la vie pu­blique, Luce demande sa réintégra­tion dans son corps d'origine, la marine.

Le 19 mai 1798, il se trouve à bord de « L'Orient », vaisseau amiral de l'escadre qui participe à l'expédi­tion d'Égypte. Après la mort de - l'amiral Brueys (commandant l'es­cadre) à son poste de commande­ment, Luce est amené à prendre la direction de « LOrient ». Le superbe vaisseau amiral, fier de ses cent­vingt canons étagés sur trois ponts, pris en tenaille par cinq vaisseaux anglais, explose dans un fracas épou­vantable en rade d'Aboukir.

Luce, mortellement blessé, et son fils Giocante, mousse âgé de 11 ans, refusant d'abandonner le vaisseau, périssent tous deux noyés le 1- août 1798 à vingt-deux heures trente.

Six bâtiments de la marine française ont porté et portent encore le nom « Casabianca », notamment le sous-marin qui, le 27 novembre 1942, refusa le sabordage de la flot­te, s'enfuit de Toulon' et gagna Alger par la suite. Il- effectua de nom­breuses missions en Corse et parti­cipa grandement à la libération de i'Île en septembre-octobre 1943.

 

Michel MICAELLI.

La CHARTE Devoir de Mémoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison des CASABIANCA date du XVIII siècle. Au coeur du village, elle témoigne de l’histoire d’une grande famille.

 En médaillon le buste de Luce de CASABIANCA exposé au musée de la marine à Toulon

 

 

VESCOVATO N’OUBLIE PAS SES HÉROS

Regarder la bataille d’ABOUKIR – 1 AOÛT 1798 – depuis ce village de Haute Corse,c’est se transformer en compagnon

 de la mer du capitaine de vaisseau LUCE de CASABIANCA  et son fils Giocante, « mousse de bonne volonté ». 

Embarquement immédiat sur « l’ORIENT »,grâce au récit d’une saisissante vivacité de Michel Micaelli.

Luce et son fils Giocante de CASABIANCA sont des présences ­a mie s pour les Bastiais aux yeux desquels ils incarnent 

une rue et un lycée du centre ville. Mais finalement, la mémoire collective insulaire continue à ignorer l'essentiel, 

des errances maritimes conquérantes et explo­ratrices, des enchaînements de périls pleins de beaux gestes

 et de nobles couleurs,un destin com­mun de va-t-en-guerre à la fois époustouflant et tragique tan­dis que

 l'histoire déferle au large d'Aboukir. Sur fond d'expédition d'Égypte menée par Bonaparte.

 

 

 

 

300 voiles...

      Vescovato, en revanche ouvre des brèches pour laisser s'épan­cher la mémoire des événements. 

Le village de Casinca s'attache à entretenir la flamme de ses enfants, Luce et Giocante, à travers messes, plaques et stèles commémoratives.

      De quoi nourrir l'esprit vagabond de certains de ses habitants, comme Michel Micaelli. 

Au lieu de s'aban­donner à une nostalgique admira­tion, l'homme a entrepris de poser des questions, de fouiller archives, 

documents divers, par y débusquer quelques éclats de vie encore tièdes.

       Ainsi, au rythme d'une recherche rigoureuse, il éclaire les visages dessine les silhouettes, de Luce et de Giocante. 

De lointaines, voici qu'elles se rapprochent. Quelques phrases, d'une saisissante densi­té, suffisent à faire surgir la cha­leur 

et l'émotion et à nous trans­porter dans une autre époque. La mer est calme ce 1 er août 1798 dans la baie d'Aboukir. 

Michel Micaelli raconte «  En l’espace d’un mois, l’escadre française, commandée par l’Amiral Brueys s’est installée en position 

de combat dans la baie. La solution du mouillage à l’ancre, navires amarrés les uns à coté des autres a été retenue . »

 

 

«C'est Nelson ! »

L'armada française - trois cents voiles - à l'allure puissante, infaillible, semble atteinte d'un soudain accès de langueur. 

C'est le calme accablant qui tombe du ciel chauffé à blanc par le soleil égyptien. Autour de 13 heures, 

les matelots de garde distinguent une douzaine de voiles. La mena­ce se mêle à la contemplation de l'horizon. 

Les esprits français sont en proie à une agitation irré­pressible.

Michel Micaelli poursuit : « Nel­son, c'est Nelson ! s'exclame - t­on. Cette fois l'amiral anglais tient sa proie. 

Sur le champ, il a conçu sa manoeuvre d'encerclement 11 portera son effort sur l'avant­ garde française. » 

Le choc est ter­rible. Chaque coup de canon bri­tannique apporte son lot de pertes humaines et matérielles côté fran­çais. 

La férocité du combat est croissante, la supériorité des vais­seaux anglais écrasante.

Bientôt le navire amiral, l'Orient - cent vingt canons répartis sur trois ponts - est touché. Michel Micaelli reprend

« De nombreux officiers français. sont blessés. Parmi eux, l'amiral Brueys, à bord de l'Orient est grièvement atteint à la main et à la tête. 

Un boulet lui arrache la cuisse  gauche il meurt peu après dans d'horribles souffrances à son poste de commandement »

 

Amour filial

Désormais, c'est le capitaine de vaisseau, Luce de CASABIANCA, 36 ans, plein d'audace et de panache, qui à la charge de l'Orient. 

Pour quelques heures à peine. « Cinq vaisseaux ennemis ont pris pour cible l'Orient Ils le canonnent sans relâche », 

développe Michel Micaelli et d'ajouter : « Jusqu'à sa des­truction. Luce est blessé à son tour. L'Orient est pulvérisé. 

Les flammes se dressent et virevoltent comme des serpents survoltés. »

A un peu plus de 22h, la décision est prise d'abandonner le navi­re. Le récit remue, et avec une sobriété captivante reconstitue le puzzle

 des derniers instants de Luce et de son fils. Une sauvage énergie irradie les scènes surgies des tréfonds de la mémoire. 

Le conteur nous entraîne dans un univers brutal où l'on se déchire et s’anéantit.

 Il reprend dans une inspiration romanesque : « Luce de CASABIANCA et son fils Giocante, tout jeune mousse de onze ans 

refusent de quitter leur poste. Autour d'eux plusieurs marins grillent comme des torches. Certains s'agrippent aux mâts, 

d'autres aux pièces de bois dispersées sur l'eau. Ils s'af­faiblissent et disparaissent les uns après les autres.

 Luce exhorte alors son fils. 'saute, sauve-toi. Il est encore temps'. Peine perdue. Giocante refuse. 

Une seule pensée l'assaille, son père, qu'il étreint dans un ultime élan d'amour filial. » Ils ne se lâcheront plus.

 L héroïsme naît dans leur résignation, dans le bruit et la fureur.

Michel Micaelli continue : « L’Orient vole en éclat Luce et son jeune fils Giocante disparaissent dans les flots, engloutis à jamais.

 Face à un désastre d'une telle ampleur, en signe de respect de deuil, les combats ces­sent le feu. 

Les visages des survi­vants trahissent une profonde émo­tion. Luce et Giocante, « mousse de bonne volonté selon les termes 

du livre de bord de l'Orient entrent dans la légende des grandes figures de l'histoire. Leur sens aigu de l'honneur et du 

devoir les a menés jus­qu'au sacrifice. Il était 22 heures 30, ce ter août 1798 à Aboukir. »

Talleyrand le sait : « Il y a quelque chose d'inexplicable dans cette horrible affaire. »

 

 

VERONIQUE EMMANUELLI

Magazine Corse matin du 02-09-2005

 

 

 


 

 


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fnom numéro 281 mars 2005

Le Commandant JEAN L'HERMINIER (1902-1953) ancien pacha du sous marin CASABIANCA à Sollies Toucas dans les années 1950 (Source Jean Claude VINCENT)


 

·                                

marine Le bâtiment à propulsion nucléaire effectue actuellement sa grande révision des cent mois. L'occasion d'une visite dans la base secrète de la zone Missiessy

Dans les entrailles du sous-marin Casabianca

 Entré en cale sèche début octobre, le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Casabianca n'en sortira qu'en décembre 2011. Le temps pour les techniciens de DNCS de vérifier chacune de ses 63 000 pièces, du moindre boulon jusqu'à sa chaufferie nucléaire  / Photo :  Photo Christian Talon

Entré en cale sèche début octobre, le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Casabianca n'en sortira qu'en décembre 2011. Le temps pour les techniciens de DNCS de vérifier chacune de ses 63 000 pièces, du moindre boulon jusqu'à sa chaufferie nucléaire / Photo : Photo Christian Talon

Le bâtiment à propulsion nucléaire effectue actuellement sa grande révision des cent mois. L'occasion d'une visite dans la base secrète de la zone Missiessy.

Au coeur du port militaire, les abords de la base de Missiessy n'incitent guère au camping sauvage : check point, caméras, chemin de ronde, barbelés, etc. Bref : tout l'arsenal de la zone interdite... dans la zone interdite. Ce sanctuaire ultra-sécurisé renferme le « nid » des six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) de la Marine nationale.

Derrière ces défenses acérées se cachent quatre quais, trois bassins, des hangars et une « piscine nucléaire » non olympique, mais parfaitement blindée. Ces installations, autonomes en eau et en électricité, sont gérées par l'entreprise DCNS. Laquelle, par contrat avec l'armée(lire ci-dessous), assure ici l'entretien des SNA dans le plus grand secret, eu égard à la propulsion si spéciale des monstres d'acier.

63 000 pièces à extraire, vérifier et... réinsérer

Depuis le 4 octobre dernier, c'est la grande carcasse du Casabianca qui satisfait à son contrôle technique. Ce SNA est ainsi en cale sèche jusqu'en décembre 2011. Les échafaudages ont envahi son armure renforcée et des dizaines de techniciens s'affairent dans ses entrailles. Le chantier est de taille : il s'agit d'une Indisponibilité périodique pour entretien et réparation. Une IPER, comme on dit dans le jargon.

Cette révision particulièrement lourde de l'engin a lieu tous les huit ans. Elle consiste à s'assurer de l'intégrité de la coque et à démonter le sous-marin, des pales de l'hélice à la pointe du sonar, pour l'ausculter. Soit 63 000 pièces qui seront extraites et vérifiées... puis remontées lors d'un incroyable puzzle.

Pour l'instant, un mois après le début de l'IPER, le Casabianca n'est pas encore un gros tuyau vide. Et son intérieur permet d'entrevoir la vie par 300 mètres de fond. La place y est optimisée au maximum pour permettre à soixante-dix hommes de cohabiter. L'habitacle confiné du Casabianca possède ainsi une cuisine, trois douches et WC. Une usine de désalinisation et une autre pour assainir la qualité de l'air font aussi partie de la structure.

Côté confort, seul le commandant possède sa propre « chambre », si minuscule soit-elle. Les marins, eux, se contentent de 12 m2 pour autant d'emplacements. Un luxe en comparaison des générations précédentes de submersibles où la « bannette chaude » était la règle : quand un homme prenait son quart, un autre occupait sa couchette !

Le nucléaire envoyé à la piscine

Dans le cas du SNA, plus que la promiscuité, le quidam tiquerait sans doute davantage sur l'idée de caler son oreiller à quelques mètres d'un réacteur nucléaire. Mais l'IPER se charge de convier Morphée en contrôlant méticuleusement l'outil propulsif. Cette partie du chantier est d'ailleurs « la plus sensible », reconnaît Gérard Cabri, responsable de la zone Missiessy.

L'euphémisme commande de prendre des gants pour démonter les éléments combustibles. Une structure de confinement amovible, l'Atelier mobile d'intervention (AMI), vient alors surmonter la chaufferie le temps que le coeur soit déchargé, puis entreposé en piscine de décroissance radioactive pour vérification et recharge. Dans le cas du Casabianca, un nouveau coeur sera installé. Une fois le moindre boulon vérifié.

Ma. D.

Nice-Matin

 

 


Saigon le 15 nov 2002

 

Monsieur,

après plusieurs tentatives infructueuses pour vous envoyer ce mail j'espère que vous me lirai tout de même. Je me permets de vous envoyer quelques visuels de maquettes fabriquées dans mon atelier de Saigon, toutes ces pièces sont réalisées par un meilleur ouvrier de France puis pour avoir un excellent rapport qualité prix copie ici a Saigon .Au mois de juin 2002 nous avons inaugure au sein de l'école des sous mariniers nucléaires d'attaques de Toulon une exposition permanente sur l'histoire des bateaux ayant battus pavillon Français depuis 1898.

je vous présente donc la maquette du CASABIANCA ,réalise a 10 exemplaires et numérotée a l'échelle 1 centième pour a titre indicatif le prix de 455 euros .bien sur je suis a même de fabriquer tous types de bateaux sur commande particulière ,je me tiens donc a votre entière disposition pour de plus amples informations mon e mail vungtau562002@yahoo.fr

bien amicalement

Marc Jouandon

            


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350 02
Sous-marin de 1,500 T (Casabianca, Ajax, Fresnel, etc...). Nouveau!
54,75 €

 

http://www.larsenal.com/FR/index.htm

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Marines Magazine L19248 la libération de la Corse

2002

      

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PLAQUETTE ANNIVERSAIRE 1942-2002 (CC De SAINT EXUPERY)

                                                                              


                                                                                                 

 

 

INFORMATION MARINE NATIONALE

 
Sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca (S 603)

 

Le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Casabianca est le troisième exemplaire d'une série de six sous-marins construits par DCN. Elle compte 5 autres unités : Rubis (S 601), Saphir (S 602), Émeraude (S 604), Améthyste (S 605), Perle (S 606).

Mis en chantier en septembre 1981 et lancé le 22 décembre 1984 à Cherbourg, le SNA Casabianca est admis au service actif le 21 avril 1987.

Le Casabianca est affecté à l'escadrille des sous-marins nucléaires d'attaque (ESNA) et est basé à Toulon.

 
Missions

Le sous-marin d'attaque a une vocation essentiellement tournée vers l'action, dans le cadre des trois fonctions opérationnelles que sont la dissuasion, la prévention et la projection :

- Dissuasion :
Le sous-marin d'attaque est un auxiliaire de la dissuasion. Autonome et discret, il participe à la protection et la sûreté des SNLE, mais également à la phase d'entraînement qui précède chaque patrouille. Le SNA représente par ailleurs de manière générale, par sa mobilité et presque son ubiquité, une capacité à affirmer une présence sous-marine, en regard des activités des marines étrangères, dans des zones de taille importante. Il participe ainsi à la gestion interalliée de l'espace sous-marin. Outre cette mission directe de protection des SNLE, le SNA est également un moyen irremplaçable de formation et d'entraînement en situation réelle à la navigation et aux opérations sous-marines, qualités qui ainsi acquises par les équipages à bord des SNA leur sont bien évidement nécessaires à bord des SNLE.

- Projection :
Sa capacité de déploiement, sa discrétion et sa puissance de frappe en font également un partenaire efficace des forces maritimes de surface, et en particulier d'un groupe aéronaval, qu'il soutient dans les missions de projection de puissance, près des côtes ou en haute mer. Il peut aussi agir en toute indépendance dans des missions de contrôle ou d'interdiction de zone. Sa faculté à se mouvoir discrètement près des côtes permet également au SNA d'être utilisé pour la mise en oeuvre de commandos vers la terre mais aussi pour le blocus de port ou le contrôle de zones d'exclusion.

- Prévention :
Le SNA peut, toujours grâce à sa discrétion et son endurance, effectuer des missions de renseignement et participer à des opérations spéciales comme la mise en oeuvre ou la récupération d'agents depuis la mer. Très autonome, il peut être déployé rapidement et discrètement, loin de son port-base, pour se prépositionner, pendant une durée significative, dans des zones de crise. Le SNA participe enfin aux missions de sécurité générale des approches maritimes du territoire national. Il peut à ce titre, avec discrétion, rechercher, intercepter et poursuivre si nécessaire les objectifs, sous-marins ou bâtiments de surface, qui lui sont désignés.

Observations

Placée sous le commandement d'ALFOST, la composante sous-marins d'attaque comprend six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA), appartenant à l'escadrille des sous-marins nucléaires d'attaque (ESNA).

Les quatre premiers SNA, de type Rubis, ont été refondus au cours des années 90, pour les conduire au même niveau de performance, en particulier dans les domaines de la détection sous-marine, des transmissions et de la discrétion, que les deux derniers, de type Améthiste (AMEliorations Tactique HYdrodynamique Silence Transmission Ecoute).

Caractéristiques

- Déplacement : 2700 tonnes en plongée / 2400 tonnes en surface
- Dimensions : 73,6 x 7,6 mètres
- Vitesse maximale : 25 noeuds en plongée
- Immersion maximale : supérieure à 300 mètres

Propulsion

- une chaufferie nucléaire fournissant la vapeur à deux turbo-alternateurs
- un moteur électrique principal entraînant la ligne d'arbre unique
- un groupe diesel générateur permettant d'assurer une propulsion de secours

Équipage

- 10 officiers, 52 officiers mariniers, 8 quartiers-maîtres et matelots
- 2 équipages (Bleu et Rouge) se relaient à bord de 3 en 3 mois.

Armement

- 4 tubes lance-torpilles de 533 mm qui peuvent lancer des torpilles F17 de lutte anti-navires et anti-sous-marines ou des missiles SM 39 à changement de milieu contre buts de surface.
- Ce type de sous-marin peut également mouiller des mines.

Toulon. Sous-marinier à bord du Casabianca
A Brest, les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. A Toulon, les sous-marins d'attaque. Petite plongée dans la vie du Casabianca, l'un des six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) dont dispose la France.

Les journées du capitaine de frégate Marc Delorme, qui commande le sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca, se déroulent sur dix mètres de long, la distance maximale qui sépare les endroits où, 45 jours à bord, il travaille, dort, mange ou se détend.
A bord du Casabianca, 72 hommes cohabitent dans ce petit monstre de technologie de 2.400 tonnes, long de 73 mètres seulement, d ' un diamètre de 7,60 mètres, qui progresse à 25 nœuds , peut descendre à 300 mètres de profondeur et dispose d ' une autonomie de vivres de 60 jours.

Surveillance discrète

Le cuisinier dispose d ' une cuisine de moins de 5 m² . L ' infirmerie tient du réduit. L ' équipage se partage trois WC et trois douches, dont une est réservée aux dix officiers.
Les missions de cet équipage aux conditions de vie particulières vont de la surveillance discrète de trafics en tous genres, à l ' accompagnement du porte-avions Charles de Gaulle, du « traitement » des menaces navales au débarquement discret de forces spéciales ou encore de la surveillance de côtes à la préparation d ' opérations navales d ' envergure.
A bord, des membres de l ' équipage décryptent les multiples sons de la mer . Ils savent distinguer le nombre d ' hélices des navires qui croisent à quelques centaines de mètres ou à plusieurs dizaines de kilomètres.

Personne ne sait

L a principale zone d ' activité du SNA est la Méditerranée et l ' Atlantique dans l ' hémisphère nord.
« Personne, je dis bien personne, à terre ou en mer, à l ' Elysée, au ministère de la Défense ou à Toulon, ne sait où se trouve un SNA lorsqu ' il est en opération. C ' est le commandant qui décide où il va » , explique le vice-amiral d'escadre Thierry d'Arbonneau, le commandant des forces sous-marines.
Deux équipages se relaient à bord. Ils réalisent ensemble trois à cinq semaines d ' entretien à quai, avant que l ' un d ' eux entame 13 semaines d ' activité dont 11 à la mer, au maximum, puis parte pour six semaines de permission.
A bord, il n ' y a pas et il n ' y aura pas de femmes avant longtemps. Les admettre « serait une erreur pour des raisons de promiscuité et de vie à bord » , juge le vice-amiral d'escadre Thierry d' Arbonneau.

Le Télégramme le 30-11-2003 communique Yann Lebris

                          

 

 

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COLS BLEUS 2008


    MERCREDI 09 AVRIL 2003                         

VISITE DE L'AVISO 69 COMMANDANT L'HERMINIER A AJACCIO SA VILLE MARRAINE DE RETOUR DU GOLFE PERSIQUE

                                                                      

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dépôt de gerbes au monument du CV L'HERMINIER

jeudi 10 avril 2003

                              

cols bleus n° 2660 du 24-05-2003

présentation du batiment

http://www.defense.gouv.fr/marine/navires/batiments/lherminier/index.htm


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COLS BLEUS du 13-12-2003 n° 2684


mois de juin 2004 envoyé par l'équipage rouge du SNA CASABIANCA

                                                                                         

                                                                                                                                                                            

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                                                        Le sous-marin nucléaire Casabianca lors de la revue navale 2004 en rade de Toulon (15 août 2004).


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Nouvelles du CASABIANCA année 2004

 

photo la citadelle d'AJACCIO periscope SNA CASABIANCA


http://www.sous-mama.org/les_sous-marins_et_la_memoire/sous-marinier_pendant_la_guerre_39-45_

charles_bernard_nous_retrace_son_embarquement_sur_le_casabianca..._article228.html

tire du site AGAASM SECTION DORIS

 

Sous-Marinier pendant la guerre 39-45, Charles BERNARD, nous retrace son embarquement sur le CASABIANCA... !

jeudi 31 mars 2005.

 

 

L’Odyssée du Sous-Marin CASABIANCA pendant la guerre 1939-1945 par Charles BERNARD Premier maître mécanicien, membre de la section DORIS de l’A.G.A.A.S.M.

Après l’évasion de Toulon sous les bombes et les grenades allemandes 2500 heures de plongée sur les côte ennemies.

Charles, Edouard, Léon, Marie BERNARD naît le 9 mai 1922 à Gravelines dans le Nord, il s’engage dans la Marine Nationale où il sert notamment comme Premier Maître mécanien sur le Sous-Marin CASABIANCA pendant la guerre 1939-1945. Il retrace son Odyssée dans un recueil de brèves que nous avons le grand honneur de publier sur le site de notre section

17 ANS ET DEMI DE SERVICE DISTINCTIONS HONORIFIQUES DE LA GUERRE 39-45.

-  CHEVALIER DE LA LEGION D ’HONNEUR - DECORE 1954

-  MEDAILLE MILITAIRE - DECORE 1946

-  TROIS CROIX DE GUERRE CITE A L’ORDRE DE LA DIVISION "ETOILE D’ARGENT"

-  DEUX CROIX DE GUERRE CITE A L’ORDRE DU REGIMENT « ETOILE DE BRONZE » LA CROIX DE COMBATTANT VOLONTAIRE DE LA RESISTANCE

-   LA CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE AVEC BARRETTE 39/45

-  MEDAILLE DES EVADES

-  CROIX D’ANCIEN COMBATTANT 39-45

-  MEDAII.LE COMMEMORATIVE GUERRE 39-45 AVEC BARRETTE FRANCE-LIBERATION AFRIQUE MEDITERRANEE

-  MEDAILLE COMMEMORATIVE D’INDOCHINE

-  PORT DE LA FOURAGERE A TITRE PERSONNEL DE LA LEGION D ’HONNEUR AVEC INSIGNE "CASABIANCA "

-  EN 1959 REFORME DEFINITIVE A 85 % ORIGINE GUERRE 39/45 DOUBLE BARRES

Mon père est entrepreneur général en bâtiment, Lieutenant au 110éme régiment d’infanterie, chevalier de la Légion d’Honneur, 3 croix avec citations, il décède de ses blessures de guerre alors que j’ai 11 ans. Je suis adopté pupille de la nation 1e 25 août 1934. Je fais mes études au collège St Joseph de Gravelines, puis à l’école pratique de Dunkerque ou j’apprends le métier d’ajusteur-tourneur. Le 5 août 1938 je rentre à l’école des apprentis mécaniciens de Lorient d’où je sors avec mon brevet élémentaire. Le brevet de mécanicien l ére classe et le brevet de mécanicien d’atelier. Le 1 avril 1940, j’embarque à Brest sur le contre torpilleur VOLTA, le plus rapide du monde. Je fais plusieurs patrouilles dans l’Atlantique, en juin 1940 nous sommes basés à Mers el Kébir et c’est la déclaration de la guerre avec l’Italie. Nous faisons plusieurs raids sur les côtes italiennes. Le 22 juillet 1940 l’Armistice, nous désarmons. Le 3 juillet 1940 à 5 heures, le sémaphore signale la présence de l’escadre anglaise au large. Vers 8 heures les discussions commencent entre un officier de l’amiral Hollant et un officier de l’amiral Gensoul. A 9 heures disposition d’appareillage, plusieurs entretiens ont lieu, à 13h 30 des avions du porte avions font un barrage de mines magnétiques dans la passe. A 16h 45 l’officier anglais quitte le Dunkerque, à 16h 55 nous recevons l’ordre d’appareiller, les premiers obus de 380 tombent devant la digue, les suivants sur la PROVENCE , le BRETAGNE et le DUNKERQUE. Le STRASBOURG appareille, les bâtiments ne peuvent tirer, leurs artilleries sont face à la montagne dans cette enclave les 380 pleuvent des gerbes d’eau de 100 mètres , dans cet enfer le contre torpilleur VOLTA sur le commandement Jacquinet se fraye un passage, devant nous le contre torpilleur MAGADOR est touché sur l’arrière. Nous sortons à travers les mines, nous engageons le combat, deux destroyers coulent, le STRASBOURG demande au Volta de protéger sa sortie. Il ouvre le feu et touche de la première salve le cuirassé RESOLUTION, une deuxième salve et la flotte anglaise se dérobe derrière un rideau de fumée c’est le silence. Le STRASBOURG, quatre contre-torpilleurs et un torpilleur font route sur Toulon. Dans la nuit nous subissons trois attaques aériennes, aucun de nous n’est touché. Le 4 juillet au soir, nous rentrons dans la rade de Toulon. Je termine par les paroles de l’Amiral Gensoul à ses marins : "Vous aviez promis d’obéir à vos chefs pour tout ce qu’ils vous commanderaient pour l’honneur du pavillon et la grandeur des armes de la France si aujourd’hui il y a une tache sur un pavillon ce n’est certainement pas sur le nôtre". 1297 morts dans ce combat. Je pense à mes 87 camarades de ma promotion qui sont morts. Ils ont comme moi 18 ans. Je passe quartier maître le 1er octobre 1940, en novembre j’embarque sur le torpilleur le HARDI un passage sans histoire. Novembre 1941 nous escortons le DUNKERQUE de Mers el Kébir à Toulon pour réparation. Avril 1942, le HARDI désarme, je suis désigné pour le sous-marin CASABIANCA J’embarque le 24 avril 1942, le CASABIANCA est en réparation à l’arsenal. En août lors des essais, une pièce défectueuse dans l’embrayage d’un moteur retarde notre départ pour Madagascar. Entre temps la situation s’aggrave, les américains débarquent le 8 novembre 1942 en Algérie et au Maroc. Des allemands envahissent la zone libre sauf Toulon. Lors du débarquement l’Amiral Darlan est à Alger avec son épouse au chevet de son fils gravement malade.Le 17 novembre 1942, l’Amiral Darlan donne l’ordre à tous les navires de regagner les ports d’Algérie et du Maroc pour continuer le combat. Hélas personne n’a répondu à son appel.

Trouvez ci-après, mes souvenirs sur les missions du CASABIANCA.

Première mission

le 11 décembre 1942 à 20 heures le CASABIANCA appareille en direction de la Corse avec son équipage réduit. A son bord cinq agents secrets et cinq tonnes de matériels, postes de radios, mitraillettes, des balles, des grenades, des vivres, un groupe électrogène. Nous débarquons dans la baie de Chionie sur la plage Topitti. Le 14 décembre à Oh30 nous débarquons les cinq agents : le chef de bataillon Saulle, adjudant chef Griffi, le professeur Priziosi et le radio Griffi. Le 15 décembre à 23h00, nous débarquons le matériel cité plus haut, pendant l’opération de débarquement, la mer se leve et le canot se brise sur les rochers et s’ensable. Les trois membres du canot se trouvent dans l’obligation de se joindre à la mission. Mission réussie, nous faisons route sur Alger, elle s’appelle "réseau Pearl Harbor". Le 19 décembre nous arrivons à Alger, nous préparons la fête de Noël, le réveillon a lieu dans la salle du yacht-club avec le commandant, les officiers et l’équipage. Nous sommes tous prêts pour le réveillon, vers 2lheures un télégramme trouble la fête. L’amiral Darlan vient d’être assassiné. Le réveillon se déroule dans la tristesse, nous venons de perdre un grand chef. Ses obsèques ont lieu le 26 décembre 1942 à 9 heures à la Cathédrale d’Alger. L’assassin est fusillé le 25 décembre à 5 heures. L’Amiral Darlan repose depuis 1950 dans le petit cimetière de Mers el Kébir au milieu de ses marins. Janvier 1943 nous complétons l’équipage, nous préparons notre 2éme mission.

Deuxième mission

Appareillage le 1er février à 20 heures il se déroule en 2 parties.

-  1ère partie : direction la France la côte de Provence. Le 4 février vers 23 heures dans la baie de Bompas sur la plage de Cavalaire, nous débarquons 3 agents avec valise et radio- mission réussie nous faisons route vers la Corse.

-  2éme partie : le 5 février dans la baie d’Arone sur la plage d’Arone vers 23h 30, nous débarquons 2 agents avec leurs valises et radios. A l’arrivée sur la plage, le canot aborde dans les rouleaux qui rapidement le remplissent d’eau et de sable, les deux membres d’équipage se joignent à la mission. Nous ne recevons aucun signai par lampe torche. Nous pensons que les cinq hommes se sont enfoncés dans l’intérieur. Nous envoyons une reconnaissance, elle revient et nous apprend que des rouleaux invisibles du bord rendent le débarquement difficile, la plage déserte, l’embarcation est à peine visible, nous décidons de plonger et d’attendre sur le fond. Nous avons cinq membres de l’équipage à terre. Le lendemain le 6 février vers 23h nous débarquons 450 mitraillettes et 60 000 balles que l’équipage du Casabianca camoufle dans le maquis. Nous n’avons vu personnes de l’équipage, nous regagnons Alger -mission réussie.
-  Le 13 février appareillage d’Alger avec 5 agents féminins direction l’Espagne - Barcelone - nous débarquons nos 5 agents avec leurs valises à un point sur la côte. Nous rembarquons 3 agents et une femme. Nous faisons route sur Alger- mission réussie et sans histoire.

Troisième mission.

Appareillage le 2 mars à 20 heures direction la France , la côte de Provence. Elle se déroule en deux parties : 1 ère partie le b mars dans la baie Bompart sur la plage de Cavalaire. L’état de la mer fait échouer la tentative de débarquement de 3 agents. Nous restons le 7 et 8 mars dans la baie que la mer se calme. Le 8 mars à 23 heures nous décidons de mettre le cap sur la Corse ou nous avons rendez vous le 10 mars. A la sortie de la baie, nous apercevons un feu sur bâbord c’est un chasseur de sous-marins, pas question de faire le combat la mer est trop mauvaise pour une attaque, les batteries sont à zéro, il ne reste plus que notre vitesse pour le semer. Nous faisons route sur la Corse , nous arrivons le 10 mars vers 23 heures dans l’anse de Canelle et l’anse Favone. Le 11 mars à 4 heures du matin nous embarquons nos cinq membres d’équipage laissés à terre dans les autres missions et deux membres de la mission agent Priziosi, Griffi activement recherchés par la D.V .R.A.mission terminée pour la Corse. Nous partons pour la France en espérant débarquer nos agents. Nous restons sur les lieux du 14 au 17 mars la mer est toujours mauvaise et nous empêche de mettre le canot à la mer. Nous faisons route sur Alger le 21 mars. Le Casabianca arrive à Alger il a été fort éprouvé par le mauvais temps. Nous partons pour Oran pour un carénage de deux mois.

Quatrième mission.

Le 28 juin appareillage à 22 heures direction la Corse. Le 1’ juillet sur la plage Saleccia à l’ouest de la pointe Curza et du golfe de Saint-Florent dans cette nuit il est débarqué et camouflé dans la maquis huit tonnes de munitions, la nuit suivante cinq tonnes soit treize tonnes en deux nuits. Mission réussie, faisons route sur Alger, nous arrivons le 6 juillet.

Cinquième mission.

le 27 juillet appareillage à 22 heures direction la Corse. Le 30 juillet nous sommes dans le fond du golfe de Porto il est 23 heures, le commando quitte le bord qu’un tir de mitrailleuse sur le Casabianca arrête. Le commando regagne le bord en abandonnant le doris. Départ en marche arrière pour se dégager et prendre le large, nous faisons route sur la pointe Curza. Le 31 juillet à 22h nous débarquons et camouflons 12 tonnes d’armes et de munitions dans le maquis. Le jour se lève, il est cinq heures l’équipage est encore à terre. Le soir à 22h nous débarquons 8 tonnes soit 20 tonnes en deux nuits. La mission à été très dure pour l’équipage. Malade et fatigué nous arrivons à Alger le 3 août -mission réussie.

Sixième mission.

Appareillage le 2 septembre à 22h direction la Corse , le 5 septembre sur la plage de Capo de Terre prés d’Ajaccio sous les faisceaux de trois projecteurs allemands, nous débarquons cinq tonnes d’armes, le projecteur le plus proche se trouve à 600 mètres du point de débarquement. Nous ramenons à Alger ou il est attendu Luc Giovoni député, second de la résistance en Corse. Nous arrivons à Alger le 8 septembre.

Septième mission.

Le 11 septembre à 12h le 1’ bataillon de choc avec leurs armes, leurs munitions, leurs vivres, embarque sur le Casabianca soit 110 hommes, plus deux tiers de l’équipage volontaire. La mission est très dangereuse, je participe à cette dernière mission même si je dois ne pas revenir pour la réussite de la mission et l’honneur du sous-marin Casabianca. Appareillage à 21h direction la Corse , le débarquement est prévu à 5 kilomètres d’Ajaccio. Nous marchons à plus de 22 naeuds soit 389 Tlm. II fait une chaleur terrible aux diesels, l’air irrespirable avec les vapeurs d’huile et de gas-oil. J’étais chef moteur, je suis resté à mon poste de combat pendant tout le voyage. Le 12 au soir un télégramme, rentrer dans le port d’Ajaccio. A 23h nous sommes en vue d’Ajaccio. A travers les mines et les obstacles, le Casabianca le 13 septembre 1943 à 2h 20 accoste à quai et débarque les 110 hommes avec leurs matériels. Le Casabianca et son équipage est le premier élément de l’armée ainsi que le bataillon de choc à fouler le sol de la patrie depuis la triste date du 22 juin 1940. La nuit suivante le Casabianca sert de pilote aux contre torpilleurs « Malin » et « Fantasque » arrivant avec 3800 hommes à bord. Il est 23h lorsque le débarquement commence. Le 14 septembre le Casabianca quitte Ajaccio pour Alger, nous arrivons le 16 septembre. La mission réussie. Le commandant à souffert pendant cette mission.

Le 20 septembre fut une journée émouvante pour l’équipage. Le Casabianca reçoit la flamme de la Médaille militaire et la fourragère à titre personnel pour l’équipage. Le passage du commandement entre le commandant L’Herminier et le commandant Beliet ancien officier en second, le repas de famille et les adieux du commandant L’Herminier à son équipage. Le soir il rentre à l’hôpital militaire d’Alger pour subir l’ablation des deux jambes. Le général de Gaulle remet lui même sur son lit de souffrance « la cravate de commandeur de la légion d’honneur » nous garderons un bon souvenir de lui. Se termine l’odyssée du commandant « Jean L’Herminier »

Huitième mission.

Le commandant Bellet prend le commandement du sous marin Casabianca et les opérations continuent mais sommes axés sur la destruction des navires allemands - 8 missions - Appareillage le 2 novembre à 20h pour l’Espagne, nous débarquons à Barcelone le 4 novembre à 23h 5 agents dont 3 femmes et repris 3 agents. Route sur Alger arrivée le 6 novembre à 8h
-  mission réussie -

Neuvième mission.

Appareillage le 26 novembre à 20 heures du secteur de Toulon. Le 6 décembre entendu explosions grenades A.S.M. toute l’après midi. Au cours de la nuit aperçu des feux mais trop éloignés pour permettre une attaque. Le 10 décembre route sur Alger, nous arrivons le 13 décembre au matin.

Dixième mission.

Appareillage le 20 décembre à 20h secteur Toulon en surface de jour. Le 21 décembre à 13h 15 alerte avions ; Plongée 13h 30 surface. Le 22 décembre à 4h 30 entendu quelques explosions grenades A.S.M.. A 15h 04 aperçu un chasseur de sous marins armé de 3 canons de 150 et grenades. Il nous a repéré car nous sommes obligés de recommencer l’attaque plusieurs fois. Tubes 5-7-8-9 parés. l5h 40 feu - 2 explosions à 20 secondes au but, 2 explosions à 50 secondes à la cote. Pris la vue au périscope, il ne reste rien sur l’eau. Cap au large car nous sommes sur un fond de 86 mètres . raclages sur la coque. Orins de mines. Tafia le soir, victoire. Le 27 décembre 9h 45 poste de combat voyons un remorqueur tramant un chaland accompagné de deux vedettes. A lOh 30 laissons tomber. A 12h 40 poste de combat, voyons deux escorteurs et deux vedettes. Approchons, une vedette passe à 200 mètres sur l’avant prendre les dispositions de grenadages. Pas repérés à 12h 59, repris le quart. Le 28 décembre à 9h 20 poste de combat. Voici le rapport du commandant Bellet : aperçu un bâtiment dans le nord, constaté par la suite qu’il s’agit d’un cargo jaugeant 4000 T environ protégé par un ballon captif. Ce bâtiment est camouflé d’une bande noire très large courant en zig-zag de l’avant à l’arrière, le reste de la coque est couvert de peinture grise en tons dégradés. L’appréciation de l’inclinaison est dans ces conditions très difficile. Je ne vois pas de cheminée. L’escorte qui le protège est constituée par trois vedettes placées respectivement à l’avant à l’arrière et à bâbord. La mer est très calme, le vent léger d’est. 9h 26 Nous sommes à moins de 1000 m de la route du but. Nous ne disposons que d’une gerbe de quatre tubes étrave et je n’ai aucune confiance dans la gyrodéviation Il faut donc nous maintenir à cette distance et le plus prés possible de la route du but en raison de la lenteur d’évolution du sous marin. Battre en arrière à l’immersion de 25m pendant trois minutes (cette manaeuvre à bord du Casabianca s’effectue fort bien). A 9h 29 stoppé les moteurs, remis en avant progressivement, repris la vue estimée à 1000m, la distance à la route du but. Le dispositif d’escorte n’a pas changé. Jusqu`à 9h 37 les coups de périscope ne font apparaître aucun changement dans la situation. A 9h 371e but est venu de 15° sur la droite, la distance de lancement va s’en trouver augmentée. Rectifié la route d’attaque. Il serait nécessaire de chasser énergiquement mais le spectacle de la vedette de l’aile gauche qui se trouve à moins de 700m de nous m’incite à la prudence. Les coups de périscope sont rapides, l’allure de chasse modérée. Pris les dispositions de grenadages. A 9h 41 feu pour les quatre tubes étrave à 1800m du but dont la vitesse est estimée à 12m. La vedette la plus proche est à 300m de nous à tribord, le cap sur notre avant, le grenadage doit être imminent, moteurs avant 4, barre à droite toute, pour passer sous la vedette, augmenté progressivement l’immersion à 9h 42’ 35" une explosion après 95’ de parcours des torpilles. S’il s’agit d’un impact, cet intervalle de temps est très admissible, puisqu’il correspond à une distance de 2040m. Le claquement de l’explosion nous rappelle le bruit entendu le 22 décembre à 9h 45’ 35".Une explosion plus lointaine. Réduit les moteurs à l’allure minimum immersion 30m. Nous allons maintenant vivre des minutes inoubliables.

L’attaque des vedettes se déclenche à 9h 45’30" et débute par un chapelet de quatre grenades très rapprochées, alors que les tubes étraves n’ont encore pu être refermées (porte extérieure). La tête de batterie arrière saute. Les deux moteurs électriques de propulsion stoppent par l’ouverture des relais, le disjoncteur d’auxiliaire bâbord s’ouvre, la collerette du tuyau de chasse d’air au tube 1 se décolle du tube, la fixation de la soupape de sûreté du tube 3 est ébranlée et provoque une entrée d’eau la soupape s’ouvre. Les aiguilles des manomètres d’immersion s’affolent et se bloquent à des indications variables. De nombreux globes de lampes volent en éclat. La situation à ce moment est très grave. Si le tube 1 ne peut se fermer, la voie d’eau qui se déclare ne peut être combattue par les moyens du bord. Le sort du bâtiment est enjeu. En quelques instants, la tête de batterie arrière est enclenchée, les moteurs remis en marche, les tubes 1, 2 et 4 sont fermés mais les tentatives de fermeture complète du tube 3 restent vaines. L’entrée d’eau par sa soupape et sa fixation, si elle ne compromet pas de façon immédiate la sécurité du bâtiment est cependant inquiétante. Le bâtiment s’alourdit rapidement. Plusieurs tonnes d’eau sont embarquées dans la cale avant. Lorsque les manomètres consentent à fournir une indication d’immersion, nous nous trouvons à 145m assiette + 10. Il est impossible de chasser aux caisses de réglages dont les soupapes de sûreté fonctionnent. Augmenter l’allure jusqu’en « avant 2 » Remonté péniblement à ?Om. Réduit l’allure à « avant 1 ». Les trois vedettes sont nettement audibles séparément au G 16 et leurs émissions ASDIC sur 1 ? KC paraissent calées dans notre direction. Pendant les minutes qui suivent, nous essaierons de maintenir le sous-marin à une immersion profonde à très faible vitesse, le cap sur la terre. Je pense en effet que le bâtiment ne sera bientôt plus manoeuvrable si l’entrée d’eau du tube 3 ne peut être aveuglée. La seule ressource est de se poser sur le fond à une immersion moyenne. Mais le poste avant rend compte que la fuite à pu être réduite au moyen d’un madrier faisant appui sur la soupape. Décidé alors de faire le cap au large et d’entraîner nos adversaires à distance des batteries du Camarat et du Titan. Si la situation exige une action au canon, du moins sera t’ elle tentée dans des conditions moins défavorables. A 9h 50 11 grenades très rapprochées et très violentes. A l Oh 0 1 neuf grenades explosent dans les mêmes conditions que les premières. Le bâtiment se comporte bien, l’immersion variant entre SO et 70m assiette +15 allure minimum des moteurs. Lorsque l’immersion atteint 70m, la chasse aux régleurs est mise discrètement en action. L’allure des moteurs progressivement augmentée. Tous les auxiliaires stoppés, sans distinction. La route est maintenue au sud et les vedettes très proches. Leurs attaques sont exécutées à grande vitesse. Les manoeuvres de la dernière minute, destinées â fausser leur estimation du but me paraissent tout à fait illusoires. Décidé de continuer en route droite, les moteurs sont mis en « avant » pendant les grenadages. Cependant le gyrocompas nous fournit un sujet d’inquiétude supplémentaire. Cet instrument qui a fonctionné avec beaucoup de fantaisie depuis le départ d’Alger, nous entraîne peut être sur un cap inattendu. Nous n’avons plus aucun moyen de contrôle le sondeur s’étant trouvé hors de combat dés les premières grenades. II est donc impératif de prendre la vue et de contrôler la situation au périscope. A l Oh 20 remonté lentement et à faible vitesse à l’immersion périscopique. Aperçu une grosse bouée surmontée d’un empannage en toile à 25m du périscope. Elle matérialise vraisemblablement le dernier grenadage. Vérifié approximativement notre cap. Rentré puis hissé à nouveau le périscope en direction de la terre. Aperçu notre but, il est apparemment stoppé dans la position ou il a été attaqué, le cap vers le nord de la baie de Pampelonne. La plus grosse des vedettes d’escorte est à couple. Le spectacle est vraiment réconfortant. Si le but n’a pas continué sa route vers l’abri tout proche des Salins et se trouve à la même position 40 minutes après l’attaque, il est certainement touché. San nouveau cap peut faire penser â une tentative de rallier St Tropez. Regagné l’immersion SOm. A l Oh 25 remonté lentement vers l’immersion périscopique. Le G 16 enregistre un renforcement très net du bruit d’hélice de la vedette. Commandé « avant 4 » barre à droite toute, immersion 60m. Au même moment nous entendons un vrombissement au dessus du kiosque sept grenades explosent avec une violence inouïe. Dans le kiosque les images deviennent floues, la coque est violemment secouée, la vitre du manomètre d’immersion vole en éclats, le panneau se soulève, visiblement, laisse pénétrer l’eau et retombe sur son siège. A l’intérieur, le personnel est littéralement soulevé du parquet par la violence des chocs. La tête de batterie arrière saute, le bâtiment monte à 13m en assiette -5, l’arrière prés de la surface. Commandé moteurs « avant 6 » (maximum). Le sous marin descend à grande vitesse à 60m. La vedette est toute proche, les émissions ASDIC sont très nettes. Jusqu’à 1 lh 15, tenu l’immersion entre SO et 70m, un moteur « avant 0 » mini 50t/m. Fait dîner l’équipage au poste de combat. Je pense que les vedettes ont épuisé leurs grenades mais qu’elles seront relayées dans I’après midi. Jusqu’à 13h le contact est maintenu mais aucune attaque n’a lieu. Les bruits d’hélices et les émissions ASDIC ayant nettement faibli, repris la vue. Rien aperçu. Fait rompre du poste de combat. Remis de l’ordre à bord. Epuisé 4 tonnes d’eau de la cale avant. Absorbé 80m/m de surpression. Fait route vers la limite est du secteur. Effectué une ronde sérieuse du matériel. Le tube 3 est fermé, enfin, avec 70kg de pression. Constaté un dèsaccorage partiel des batteries. Les accoreurs ont jaillit de leurs encastrements, principalement dans la batterie arrière. Un tuyau d’air de lancement des diesels est cassé. Les thermomètres diesels sont hors d’usage ainsi que de nombreux appareils de mesure. Le tube lance torpille n°11 est plein d’eau. Le miroir du galvanomètre du sondeur est décollé. Les appareils d’écoute, quoique assourdis pendant les explosions sont en état de marche. Dans la soirée, mis au tube 2 et 4 qui sont en état de fonctionner, nos deux torpilles de réserve. Rectifié i’accorage des batteries. Nous devons donner toute la mesure de notre courage et le calme de notre efficacité professionnelle et de notre abnégation (mort). Ces heures resteront gravées à jamais dans notre mémoire. A 20h le bâtiment est de nouveau en état de combattre. 20h surface. Patrouille en surface au sud du Titan. L’absence du sondeur nous interdisant les trajets des nuits précédentes avec les atterrissages sur les haut fond de l’Esquillade. Décidé pour le lendemain d’explorer la baie de Pampelonne et de St Tropez pour y retrouver notre adversaire. Le 29 décembre à 4h plongée, à 4h 45 ronds d’étanchéités à 50m RAS. A 8h 55 atterri à 8 milles dans le 110 de Camarat. Légère brume sur la terre. Rien aperçu en baie de Pampelonne. Nous n’aurons pas le temps d’atteindre l’ouverture de la baie de St Tropez avant la nuit. Le 3 janvier 1944 quittons le secteur route sur Alger. Le 4 janvier, en surface, à 17 naeuds. A l lh 35 un avion en vue, alerte, plongée le ballast 4 arrière ne s’ouvre pas par une assiette négative de plus de 4S° les moteurs (avant 4). L’avant du sous-marin est à lOS mètres pas moyen de rester debout, c’est impressionnant. A 12h surface. A 23h 30 alerte, nous sommes en face d’un sous marin allemand l’un et l’autre nous plongeons et on s’évite, il est comme nous sans torpilles. A Oh surface, reprenons notre route. Le 5 janvier à 9h amarres à Alger. Repos bien mérité pour l’équipage de 15 jours à la montagne et à la campagne. Mois de février nombreux exercices à Sidi-Ferruch et plongée avec 50 commandos à bord, débarquement en pneumatiques exercice à terre et rembarquement. Ces opérations ont lieu la nuit.

Onzième mission.

Appareillage le 11 avril à 20h pour Maddalena en Sardaigne. 23h 45 Alerte plongée un convoi allié que nous venons de dépasser est attaqué par l’aviation allemande. Le 13 avril surface. Diesels en route. Passons le détroit de Bonifacio pour faire escale à la Maddalena en Sardaigne occupée par les alliés. A l 5h amarrés à quai à la Maddalena , le soir sortie à terre, visite au foyer des armées, bar et retour vers le bord en chantant la chanson du Casa : « arrière arrière flotte hitlérienne ou italienne » ce qui a déplu à quelques nationalistes sardes. Il s’en est suivi une bagarre mémorable avec la participation des italiennes qui des fenêtres, nous balançaient des pots de fleurs ou de cactus sur la tête. Malgré la riposte énergique et musclée, nous avons été très heureux de l’intervention d’un GMC américain baché heureusement dont les conducteurs, en tirant heureux coups de 11 mm42 en l’air, ont fait fuir cette populace et nous ont ramené à bord. Le 14 avril appareillage de Maddalena à 9h secteur Nice Cannes. Le 16 avril à 1Sh 5$, entre deux prises de vue au périscope, stupeur, l’avant du bâtiment est violemment secoué. Etonnement général. Prise de vue, le kiosque avec son pavillon national, le canon sont hors de l’eau nous sommes échoués entre Saint Laurent sur Mer et Nice. En face sur la côte des blockhaus allemand. Nous avons été rabattu sur les galets par le courant du Var et nous sommes en position très critique. Arrière 6 moteurs électriques « maxi » alors que les batteries allemandes (aussi surprises que nous) ouvrent le feu. Nous réussissons à retrouver du fond avant d’avoir été touché. Heureusement car l’équipage se voyait déjà défilant à Nice en chantant "Maréchal nous re-voilà.

Le 23 avril, prenons le secteur San Remo désespérés de ne trouver aucun transports à couler, nous envisageons de détruire au canon des dépôts de combustibles sur la côte italienne à Umeglia. A 20h 26 surface, attaque au canon sur les dépôts. Un obus part, hélas le deux ne veut rien savoir, le canon est enrayé. A 20h 29 nous nous éloignons en plongée. Le 24 avril retour au secteur de Nice Cannes. A 20h 30 apercevons un chasseur de sous marins qui nous a repéré lui aussi, attendons la nuit pour l’attaquer au canon en surface. A 21h 30 surface, diesels à 360T/M 16 nœuds. Malheureusement le canon de 100m/m, bien que la culasse ait été visitée par les canonniers, la veille en surface, refuse tout service. Seul le canon de 20 CA est efficace vidons 3 chargeurs sur le chasseur qui surpris de nous voir en surface, rejoint la côte sans riposter. Le 25 avril, reçu ordre d’Alger, devons quitter secteur demain à 4h et faire escale à la Maddalena. A 20h 44 aperçu un chasseur de sous-marins sortant de Cannes. C’est peut être celui d’hier. 20h 54 surface. Poste de combat canon. Nous ayant aperçu le chasseur rentre aussitôt au port. Continuons de longer la côte en surface, aux diesels relativement bruyants, à 600 mètres seulement mystère, les batteries restent muettes. Le 26 avril devions quitter le secteur à 4h mais le commandantdécide de rester jusqu’à midi avec l’espoir de trouver du gibier. A 12h route au sud. Le 27 avril amarrés sur coffre à Maddalena. A 20h appareillage pour Alger. Le 29 avril à 9h arrivée à Alger.

Douzième mission.

Le 20 mai appareillage à 20h pour Barcelone. Le 22 mai à 23h 40 surface devant Barcelone, après avoir laissé défiler un superbe paquebot espagnol tout illuminé avec musique pour les passagers. Puis un chalutier espagnol sort de l’ombre, sans feu, lui, nous approche il fait très beau temps. Plusieurs agents secrets, que nous avons amené d’Alger, embarquent sur ce bateau, puis il nous livre, lui, deux autres agents secrets dont une femme, plus un container métallique rempli de documents paraît-il. Le 24 mai arrivée à Alger vers l Oh.

Treizième mission.

13éme mission : Le 4 juin appareillage secteur Toulon via Maddalena. Le 6 juin à ?h 58 stoppé les diesels dans le détroit de Bonifacio. A coté de paisibles pêcheurs corses qui se demandent bien ce que l’on va leur demander et échangeons SO litres d’huile contre langoustes et homards. Quatre heures d’escale à la Maddalena , refait le plein d’eau potable et appareillage à 17h 54 pour le secteur de Toulon. Le 8 juin à lh 40 en surface, aperçu une silhouette. Armement du canon de 100 qui fonctionne, cette fois, et ce sont 49 obus qui partent sans désemparer, dont plusieurs font mouche car le chasseur dégage une fumée noire. Il riposte vigoureusement mais ses coups passent au dessus de nous. Nous nous approchons d’avantage et voyons qu’il est armé de deux canons de 150, deux de 88, deux de 40. A 2h 02 tubes 1-2-3 et 4 parés - feu. Une torpille reste dans le tube à 300 mètres du bord, deux torpilles rentrent l’une dans l’autre, une énorme explosion, la coque est secouée, la quatrième fait but. Plongée pris la vue au périscope. Rien sur l’eau. Terminé pour lui. Surface continuons la patrouille. 14 juin navire en vue. Poste de combat approchons davantage. C’est un navire hôpital « Le Canada » Pas de chance pour nous, il est interdit de couler ces bateaux. Le 18 juin une formidable tempête se lève. Sh 15 prenons 1e cap. Moteur électrique tribord avant 2. Diesel bâbord en charge autonome. Ciel bouché estime difficile, tangage et roulis provoquent un déversement d’acide des accus dans la cale, ce qui signifie quand rentrant à Alger, il faudra sortir 300 accus au palan différentiel pour laver les bacs et les accoreurs à l’ammoniaque, les fonds de cale, batteries. Le 20 juin arrivé à Alger à 8h, avec une victoire un chasseur de sous marins coulé au canon. Se fut la dernière mission en méditerranée et 2500 heures de plongée depuis Toulon. L’amirauté décide de nous envoyer au U.S.A. pour réparation, un repos de huit jours à Sidi-Ferruch avant notre départ. Le lb juillet à 19h départ pour Casablanca. Arrivée à Casablanca le 19 juillet à 9h. Le 2 août appareillage pour Philadelphie en compagnie d’un escorteur américain. Tous les matins à 8h plongée pour vérification et pesée du sous marin et exercice avec l’escorteur. Pendant la traversée de la mer des Sargasses admirons les vols d’exocets et les tortues. Le 15 août nous remontons le Delaware River, arrivée à Philadelphie à 15h. Nous logeons à la Sub Marine Bak. Plusieurs mois de vie américaine. Pendant la refonte du Casabianca se faisait pour une autre destination le Pacifique. Les événements se déroulent si vite dans le Pacifique avec la bombe atomique que nous allons rentrer en France.

Le 28 février 1945 appareillage pour Kew London, pour faire les essais, après les réparations. Arrivée le 1 ’ mars essais et exercices. Le 15 mars appareillage pour Casablanca via Les Açores. 18h restons mouillés dans la rade, une brume épaisse interdit toute visibilité. Le 16 mars 19h 401a brume se dissipe. Partons avec un escorteur américain. 20 mars Tempête. Le 24 mars arrivée à la Horta dans l’île de Faval. Le 25 mars appareillage pour exercices avec les aviations anglaises et américaines. De 6h 30 à 22h 30 retour. Le 26 mars à 13h 30 départ de la Horta pour Casablanca. Le 27 mars, pointe négative de 30° pendant la pesée. Le 30 mars arrivée à Casablanca à lSh 30. Hélas c’est le début de la dislocation de l’équipage. Le 2 avril les adieux du commandant Bellet à son équipage. Des adieux fort émouvants, celui qui nous à conduit au combat et à la victoire et regagne Paris, nous le regrettons c’était un bon commandant pour son équipe. II reste toujours dans ma mémoire. Une partie de l’équipage regagne la France par petits groupes. Un autre commandant prend le commandement. Après plusieurs visites dont les différents ports du Maroc, le sous marin Casabianca regagne Toulon le 29 septembre 1945, ou son odyssée se termine après avoir écrit les plus belles pages d’histoires entre le départ tragique du 28 novembre 1942 et son retour le 29 septembre 1945. Tous les honneurs lui sont rendus. Quelques jours plus tard, je pars en permission pour embrasser ma mère et mes deux soeurs que je n’avais pas vue depuis janvier 1940 à Gravelines. Le 4 février 1946 je débarque du Casabianca pour embarquer sur l’aviso « Commandant Duboc » Je quitte le Casabianca le coeur serré, mais fier d’avoir été sous les ordres du commandant L’Herminier, du commandant Bellet et de mon ingénieur Kermeur. Dans les mauvais et les bons moments, je revis ce passé dans l’honneur et la gloire d’avoir accompli mon devoir de français. Je conserve un bon souvenir inoubliable. Dans ma retraite avec mon épouse Monique et mes deux enfants Myriam et Charly nous vivons des jours heureux et 57 ans de bonheur.

-  Fait à Bray-Dunes le, 13 août 2001

-  Signé Charles BERNARD

Une anecdote de José VASSEUR

José VASSEUR, Matelot torpilleur sur l’Astréee - 5.9 ko

José VASSEUR, Matelot torpilleur sur l’Astréee

Le fanion du CASABIANCA

C’était en 1958 il me semble. Un monument avait été érigé dans la commune de La Croix Valmer , monument rappelant les opérations du Sous-marin CASABIANCA durant la seconde guerre mondiale. Pour l’inauguration un piquet d’honneur avait été demandé et c’était le sous-marin ASTREE qui avait été désigné pour cette "corvée" dominicale. Le chef de ce détachement était le Second Maître torpilleur Jean, maître chargé sur l’ASTREE J’en faisais partie avec un autre de mes amis, Guillou (électricien) dit " Pain Beurre" et De Brondeau Régis (mécanicien). Pour la circonstance nous avions troqué les rubans légendés de nos bonnets contre d’autres portant le nom CASABIANCA. Le chef avait reçu le fanion du CASABIANCA. Tout cela devait être rendu au retour. Un car nous avait emmené de la 1 ère escadrille jusque la base de Saint-Raphaël, d’où nous sommes repartis dans un camion Citroën surnommé "Junker" en raison de sa carrosserie ressemblant à celle de l’avion. Il n’y avait pas de siège et nous devions nous tenir aux renforts de carrosserie. Lors de l’inauguration où il y avait beaucoup d’Amiraux et Officiers Supérieurs, Madame L’herminier est passée devant nous la tête basse. Elle n’a même pas remarqué que les marins portaient le ruban CASABIANCA et que le chef avait le fanion CASABIANCA sur son fusil. Cette attitude ne surprit nullement le chef Jean qui avait eu l’occasion de rencontrer cette personne aux USA d’où elle était originaire. Pour le déjeuner il nous fallut retourner à la base de St Raphaël et revenir au restaurant où les Officiels déjeunaient. Un gendarme maritime assurait une surveillance à l’extérieur. Il nous fit part du déroulement de ce déjeuner où 2 partis ; les supporters du Cdt Jean L’Herminier et les opposants ; s’étaient copieusement invectivés, et il avait dû se montrer pour ramener le calme. Une plaque devait être découverte sur un rocher dans une crique proche de La Croix Valmer là où les débarquements d’agents avaient eu lieu. Nous nous y sommes rendus toujours avec le "Junker" et par un chemin difficile. A l’issue de la cérémonie alors que nous allions entreprendre la remontée du chemin, un amiral se présenta devant le chef Jean et l’interpella :
-  "C’est le fanion du CASABIANCA ?
-  Oui !
-  C’est trop précieux pour être confié à un second maître. En disant cela il s’empara du fanion et se dirigea prestement vers la route. Un moment de stupeur pour le chef qui ne bougea pas de suite ce qui permit à l’Amiral de se faufiler parmi les gens qui escaladent le chemin et de disparaître. Nous sommes rentrés à la base assez perturbés car c’était l’ASTREE qui n’avait pas été à la hauteur et comme le chef nous le supportions mal. Il ne nous fut fait aucun reproche et ce n’est qu’une quinzaine de jours après que le fanion réintégra le CASABIANCA.

José VASSEUR

A Bastia, dans la cour de l’ancien palais des gouverneurs génois est conservée la tourelle du sous-marin

A Bastia, dans la cour de l’ancien palais des gouverneurs génois est conservée la tourelle du sous-marin "Casabianca"


-  Equipage : 5 officiers plus un en opération et 79 hommes

-  Déplacement en surface : 1500 tonnes

-  Déplacement en plongée : 2000 tonnes

-  Longueur : 92,30 m

-  Hauteur : 8,20 m

-  Vitesse en surface : 20 noeuds

-  Vitesse en plongée : 10 noeuds

-  Rayon d’action : 14.000 milles à 7 noeuds, 10.000 milles à 10 noeuds et 4.000 milles à 17 noeuds Rayon d’action en plongée : 90 milles à 7 noeuds

-  Propulsion : 2 moteurs diesels de 9 cylindres de 4.300 cv 2 moteurs electriques Alsthom de 1.200 cv

-  Armement : 11 tubes lance torpilles 1 canon de 100 mm sur le pont avant, une mitrailleuse de 13,2 en kiosque

Quelques liens sur le "Casabianca"

-  La section CASABIANCA des sous-mariniers de l’A.G.A.A.S.M.

-  Le matelot Jean Couturier, sous-marinier du Casabianca en 1943  

- http://assoc.wanadoo.fr/sous.marin/agaasm/casabianca.htm

 



Les sous-mariniers de l’Astrée rendent hommage à une opération de guerre menée par le Casabianca

mardi 7 mars 2006.
 

L’évocation de la ville de Ramatuelle dans l’article de la section Rubis, me remet en mémoire une journée passée en partie dans cette ville en 1958 ou 1959 je ne sais plus exactement pour l’inauguration d’un monument commémorant un débarquement d’agents par le sous-marin Casabianca.

Nous étions 6 : 5 jeunes matelots et un second maître du sous-marin l’Astrée. Le second maître torpilleur JAN , maître chargé sur l’Astrée et 5 matelots fraîchement sortis de l’école et qui avaient encore en mémoire le maniement des armes. Nous devions constituer le piquet d’honneur lors de l’inauguration de deux monuments. Pour cette occasion il nous avait été distribué des rubans légendes « Casabianca » à mettre en lieu et place de « Sous-marin l’Astrée »., et le chef reçoit le fanion de l’escorteur d’escadre Casabianca. Départ en Junker, c’est ainsi que l’on appelait les camionnettes tôlées Citroën pour la base aéronavale de Saint-Raphaël, à partir de laquelle nous serions pilotés vers les lieux de cérémonie. Un gendarme maritime en motocyclette nous prend en charge et nous amène à Ramatuelle. Il y a un monument (je ne l’ai pas retrouvé lors d’un voyage récent) érigé en souvenir des débarquements faits par le sous-marin Casabianca sous les ordres du Commandant Lherminier. IL y a une musique, pleins de galonnés et étoilés et des civils. Notre rôle sera de rendre les honneurs lors de différents moments de la cérémonie. Fastoche. Marseillaise, dépôt de gerbes, etc. Alors que nous présentons les armes, un groupe de personnalités nous passe en revue. Parmi elles une dame toute vêtue de noir qui marche tête baissée et semble nous ignorer. Le groupe s’éloigne et le chef Jan me dit tout bas, j’étais à sa gauche ;
-  C’est madame Lherminier. Durant la cérémonie elle se trouvait face à nous et elle a bien dû voir que nous portions le ruban Casabianca et que le chef avait le fanion. Etrange attitude lorsqu’elle passe près de nous. Etait- elle intéressée par cette cérémonie ? Cette première partie étant terminée, nous retournons à la base de Saint-Raphaël pour le repas. Une autre cérémonie est prévue l’après-midi. Le point de rendez- vous de l’après-midi était proche d’un restaurant là où déjeunaient les officiels. Un gendarme maritime assurait la surveillance de l’établissement, il discute avec celui qui nous avait pilotés et explique que le repas avait été houleux entre les partisans du Commandant Lherminier et d’autres qui l’étaient moins. Il avait bien failli intervenir. Nous nous rendons ensuite en bord de mer par un chemin escarpé, à peine déblayé des roches inutiles. Sur un rocher à deux pas de la mer, une plaque a été apposée à l’endroit où ont été débarqués les agents. Tant bien que mal nous assurons notre tâche dans un alignement approximatif. La cérémonie terminée, demi tour. Tout le monde se trouve devant nous. Survient alors un amiral qui interroge le chef Jan ;
-  C’est le fanion du Casabianca ?
-  Oui amiral !
-  Trop précieux pour être confié à un second maître ! Et il enlève le fanion du P.M et s’éloigne en courant. Compte tenu du monde qu’il y a devant nous, le chef ne parvient pas à le rattraper, et le fanion disparaît. Le chef habituellement calme est très en colère. il avait rencontré le Commandant Lherminier dans un hôpital en Amérique. Il fait part de la mésaventure au Gendarme maritime qui va rendre compte dès son retour. Pour nous le retour se fait en silence. Le chef Jan rend compte immédiatement à l’officier de garde lors de la restitution des armes. Ce n’est qu’une quinzaine de jours plus tard que nous avons été avisés que la restitution du fanion venait de se faire. Un soulagement. Que penser de cette journée. Elle m’a profondément marqué. Les invités étaient- ils conscients de ce que cette cérémonie représentait pour certains ? Ne pouvaient- ils point laisser au placard leur point de vue ? Par la suite il m’est arrivé d’assister à des inaugurations de monuments commémoratifs et jamais il n’y eut ce genre d’incident.


 

 

 

bulletin ACOMAR décembre 2004

 

 

 

 

  

 

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Cérémonie à la mémoire du CAPITAINE DE VAISSEAU L'HERMINIER 52 éme anniversaire de sa mort

présence d'un ancien du sous marin CASABIANCA Monsieur CARDOT

07 Juin 2005 BASE NAVALE D'ASPRETTO Commandant CF BERTHOD

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corse matin du 13-06-2005

 

 

Insigne A.G.A.A.S.M. section Minerve 





SOUS-MARIN " CASABIANCA "

          En Mai 1999, la section du Finistère des Anciens sous-mariniers alors sous la présidence de Paul Le Maout a organisé un Congrès International qui a amené à Brest bon nombre de délégations étrangères dont des allemands, des autrichiens, des italiens, des américains des anglais, des chiliens et même pour la première fois, une délégation de russes.

          Depuis cette date la section " Minerve " par l'intermédiaire de sa déléguée aux relations internationales (Mme M.C. Finiger) ancien professeur d'anglais au lycée de kérichen envoie régulièrement les vœux de notre section aux présidents des amicales de sous-mariniers étrangers.

          Le 27 novembre 2004 la Bofost a organisé la journée nationale du sous-marin puisque cette date du 27 Novembre a été choisie en hommage pour l'évasion sous les bombardements allemands en 1942 de 5 de nos sous-marins de la base de Toulon pour rejoindre les côtes africaines et poursuivre le combat aux cotés de nos alliés anglais. Parmi ces sous-marins, figure le fameux sous-marin " CASABIANCA " qui au cours de différentes missions, en particulier de missions en corse à permis de débarquer plusieurs agents et matériels sur cette île.

          Pour marquer un peu plus cet anniversaire, la section " Minerve " à décidé d'offrir aux Forces Sous-Marines d'active la maquette du " CASABIANCA " et cette dernière a été remise à l'Amiral commandant les Forces sous-marines françaises après la grandiose cérémonie en mémoire de l'équipage de la " Doris " coulée le 8 Mai 1940 par le sous-marin allemand U-9 et dont l'épave a été retrouvée par deux plongeurs hollandais en juin 2003 par 26 m de fond et à 30 milles environ à l'ouest du Helder. Les moyens mis en œuvre par la marine nationale en particulier par le chasseur de mines " Cassiopée " ont permis d'authentifier formellement l'épave et cette découverte à permis qu'un hommage solennel soit enfin rendu aux 45 hommes d'équipage français mais aussi à l'équipe de liaison britannique présente à bord et composée de : Lieutenant Westmascott Richard (RNVR), du yeoman of signals Wilson Harry et du télégraphist Sales Charles. C'est pour cette raison que l'Amiral Lambert commandant les Forces sous-marines de grande Bretagne était à Brest pour ces cérémonies.

          J'en arrive, à cause de ces personnels qui étaient embarqués sur les sous-marins français à vous parler d'un homme de nationalité britannique qui lui aussi a été embarqué comme agent de liaison sur le fameux sous-marin " Casabianca ".

          Il s'appelle Charles william Beattie, né le 26 Février 1923 qui a fait une carrière sur les sous-marins britanniques mais qui en 1943 a été affecté comme agent de liaison sur le " Casabianca " pendant une longue période avec le sub-lieutenant de réserve Stainton (RNVR), le quartier-maître radio Huntingford et donc, Charles William Beattie comme timonier (Ces noms se trouvent à la page 212 du livre " Casabianca " des éditions France -Empire 1ère édition). Il est dit aussi sur cette page que ces hommes sont devenus de véritables membres d'équipage attachés sentimentalement à leur bateau au même degré que les français.. Sur leur béret anglais, les deux quartier-maîtres portaient le ruban français, ils ont été considérés et estimés des nôtres et ils ont fourni un bel exemple de la fraternité alliée dans la lutte contre un ennemi commun .

          Ce Charles William Beattie toujours en vie, par ses actes de bravoure à bord du " Casabianca " est titulaire de la Croix de Guerre avec étoile d'Argent.





Remise de la maquette du " CASABIANCA "





Chanson du " CASABIANCA "

1er Couplet
On les a vus le 27 Novembre quitter Toulon
A la barbe des Teutons
Et malgré grenades, mines et bombes
Gagner Alger pour continuer le combat.

Refrain :

Le vrai corsaire sur cette mer
Ne cherches pas, c'est le " CASABIANCA "
Arrière, arrière flotte hitlérienne
Tu ne pourras lutter contre ces gars

2ème couplet

Puis un beau jour, à bord un ordre arrive
Et le " Casa " part pour une mission
D'où il revient tout couvert de gloire
Et ses marins, de belles décorations

3ème couplet

Un autre jour, au cours d'une patrouille
Dans l'périscope un bateau apparaît
L'Pacha s'écrie " préparez les grenouilles "
Dans un " Bading ", le bateau disparaît

4ème couplet

Puis après ce vaillant torpillage
Quand l'escorteur vient nous grenader
On n's'en fait pas car nous avons confiance
Dans le " Casa " de nous tous bien aimé

5ème couplet

Mais hélas, la guerre n'est pas finie
Et le " Casa " fièrement reprend la mer
Pour s'en aller sur les côtes ennemies
Plein d'espérance pour délivrer la France

Dernier refrain

Le vrai corsaire sur cette mer
Ne cherchez pas c'est le " Casabianca "
Arrière, arrière flotte hitlérienne
Tu ne pourras lutter contre ces gars
Arrière, arrière flotte hitlérienne
Jamais tu n'auras le " Casabianca "

Si quelqu'un pouvait me donner l'air de la chanson ce serait SUPER ;;;;Merci


© Section agaasm.minerve


Mon cher ami, c'est avec plaisir que je vous donne l'autorisation de publier sur votre site notre article concernant le "Casa" en espérant que vous ayez beaucoup de visiteurs.   Amicalement  Claude Rogel président de la section "Minerve"


 

 

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Des anciens des services secrets à bord du Casablanca

Nageurs de combat et sous-marin d'aujourd'hui.

 

Perpétuant le souvenir de l'illustre sous-marin qui déposait discrètement sur les côtes françaises des agents secrets et ravitaillait la résistance corse, le Casabianca moderne maintient des liens étroits avec les hommes et les femmes qui se sont engagés à servir dans l'ombre les intérêts de la France. C'est avec l'amicale des anciens des services spéciaux de la Défense nationale que les équipages du Casablanca revivent régulièrement ces moments glorieux et parfois douloureux de notre histoire. Cette association, fondée il y a 50 ans par un héros de la Libération , rassemble les anciens combattants, résistants, réseaux FFC et personnels spécialisés, c'est-à-dire tous ceux qui ont choisi de travailler dans les différents services secrets et services action de la Défense. Elle parraine un sous-marin et deux avisos dont les noms de baptême sont ceux de marins résistants : LV Lavallée et LV Le Hénaff. Répondant à l'invitation de l'équipage bleu, une trentaine de membres de l'amicale conduite par le médecin général inspecteur, délégué de la région Paca, et par le colonel, délégué du Var, s'est rendue à Toulon pour visiter le Casabianca en période d'entretien et pour se voir présenter les missions opérationnelles des SNA et des commandos Hubert.


Rue Casabianca

Dans la catégorie des parrainages réussis, citons les échanges constants et chaleureux qui unissent la ville de Moulins et les équipages du Casabianca depuis 1992. Le parrainage s'est enrichi cette année d'une initiative nouvelle. Le conseil municipal a accepté d'inaugurer une rue du nom de notre sous-marin.

Une joyeuse cérémonie réunis­sait le 4 juin une bordée de marins du Casabianca et de Pierre de Casabianca, descendant du valeu­reux Luc de Casabianca, autour du député-maire Pierre-André Pérrissol. Cette rue, que ne manqueront pas d'emprunter nombre de concitoyens puisqu'elle accueille la Maison des associations célébrera à elle seule trois symboles de la Marine :

• Luc de Casabianca, tombé héroï­quement en combattant l'illustre Nel­son lors de la campagne d'Égypte :

  Le légendaire sous-marin du com­mandant L'Herminier qui appareilla

de Toulon un certain 27 novembre 1942 pour prendre part aux combats de la Libération

·  L'actuel SNA Casabianca.

 

Des lycéens sur le SNA

Le programme de la journée inau­gurale était spécialement étudié pour visiter la ville et renouveler les liens de fidélité au carré de l'amicale des anciens marins. De retour de cet agréable week-end où nos marins ont été particulièrement choyés par leurs hôtes moulinais, il était juste temps de mettre son sac à bord pour une patrouille estivale mais non moins opérationnelle. La prochaine étape de ce parrainage vivant sera d'organiser des stages professionnels au profit d'élèves du lycée technique de Moulins sur le chantier d'entretien des SNA. grâce à la complicité des ateliers de Base­ soumed. Vivement la rentrée

 

COLS BLEUS N 2760 DU 15 OCTOBRE 2005

 

HOMMAGE DE LA SECTION AGAASM MINERVE AU SOUS MARIN CASABIANCA 06-06-2006

"CASABIANCA" : les Anciens se souviennent

 

 Les traditions ne sont pas un vain mot dans la Royale. C'est ainsi que les anciens sous-mariniers du Finistère, section « Minerve », sont venus rendre hommage au sous-marin « Casa­bianca » dont le kiosque a été érigé en monument à l'entrée du port.

Organisée par la Ville de Bastia en liaison avec la Délégation militaire départementale et le Commandement de la Marine en Corse, la cérémonie s'est déroulée avec la participation d'une cin­quantaine d'anciens sous-mari­niers du Finistère et leur prési­dent Claude Rogel, une délégation de marins servant en Corse, une délégation et le dra­peau de l'Association des anciens marins et marins anciens com­battants de la Corse (Président Torre), les drapeaux et une délé­gation des Anciens combattants de Bastia (président Bernardini), en présence de Jean Marc Paoli, adjoint au maire délégué aux Anciens Combattants, le lieute­nant-colonel Benitendi, D.M.D,

le capitaine de frégate Noyant (COMAR Corse), le capitaine de corvette Blua (AFFMAR). Maître de cérémonie, comme à l'accoutumée, le major Guy Limongi.

Aux ordres du lieutenant-colonel Benitendi, l'assistance a rendu les honneurs cependant que le dra­peau était hissé sur le kiosque.

Après un dépôt de gerbes, l'as­sistance s'est rendue à l'Espace saint Angelo où Marc Luciani, délégué Mémoire de l'Office national des Anciens combat­tants et le major Limongi ont présenté le film « Casabianca » qui relate les diverses opérations auxquelles le glorieux bâtiment aux ordres du commandant l'Herminier a participé en sou-tien de la Résistance corse.

A cette occasion, la major Limongi a évoqué la mémoire de l'amiral Nelson, le vainqueur de la flotte française qui, avant de mourir, avait manifesté le souhait d'être enseveli dans un cercueil fait du bois du grand mât de « l'Orient », le vaisseau-amiral de l'expédition de Bonaparte en Egypte, à bord duquel ont trouvé la mort Luce de Casabianca et son fils Giocante, qui a tenu à rester jusqu'au bout aux côtés de son père, malgré les exhortations de ce dernier qui lui demandait de se sauver.

S'appuyant sur les données his­toriques qui constituent la trame de ce diaporama, Guy Limongi n'a pas manqué de souligner que la Corse avait bien été le premier département français libéré, quoi qu'en disent certaines chroniques et manuels d'histoire.

Au moment de l'échange des cadeaux, il a offert au président des Anciens sous-mariniers du Finistère un document qui est l'historique de la carrière du « CASABIANCA », sauvé de l'oubli par la Ville de Bastia après diverses péripéties que nous avons déjà eu l'occasion de relater dans nos pages.

De leur propre aveu, un grand moment pour les visiteurs, venus à la découverte de la Corse accompagnés de leurs épouses.  

            

 

Zone de Texte: Devant le kiosque du « Casabianca », l'hommage des Anciens du Finistère.

 

  

 

09 SEPTEMBRE 2006

ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE LA CORSE

MONSIEUR CARDOT ANCIEN QUARTIER MAITRE DU CASABIANCA RECOIT LA TAPE DE BOUCHE DE L'AVISO COMMANDANT L'HERMINIER DE LA MAIN DU CAPITAINE DE CORVETTE COMMANDANT DU BATIMENT

 

 

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envoi de MARCO CASTEL 01-12-2006

 

 

ERICK RÜCKSTÜHL RACONTE EN BD "LE CASABIANCA"

 

 

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25-04-2007

 

BANDE DESSINÉE

Avec l'équipage du « Casabianca »

Hier, la bande dessinée était intimidée face à l'Histoire. Aujour­d'hui c'est elle qui la fortifie et qui exprime le désir d'en découdre avec la mémoire. « Casabianca » - chronique de l'épopée terrible et héroïque du sous-marin Casa­blanca - l'album d'Eric Rückstühl le: prouve tout en développant un univers singulier où se mêlent fantastique et poésie.

C'est Antoine Guidicelli, l'an­cien diéséliste du navire, habi­té par le devoir de mémoire, qui trouve le principe de l'organi­sation de l'intrigue. Sans doute parce qu'il comprend, depuis le col de Teghime un beau matin d'août 2008, que les éléments d'un vide absolu vont se mettre en place, effacer les traces, liqui­der « ses pauvres souvenirs de guerre ». C'est fatal. C'est le cours inexorable des choses. L'oubli avec sa férocité avance sur tous les fronts. II meurtri « cette digue que la mer érode comme le temps qui fuit me mine ». II s'insinue dans la routine de vie bastiaise, s'épanoui du côté de la plage qui révèle une jeunesse insou­ciante et bronzée.

Dans le monde d'Antoine, seule l'écriture permet de sortir de cette impasse, de rester en constant commerce avec le passé. Celui qu'on convoque comme un via-tique, qui a à voir avec les odeurs de diesel, d'huile des moteurs et qui vibre au rythme de la vaillance des sous-mariniers du Casablanca. II suffit de trouver la formule pour faire reconnaître cet épisode au-delà des ténèbres, abattre les cloi­sons qui crispent les époques. Elle s'incarne dans le carnet intime, sorte de testament improvisé jailli comme une nécessité. La force de cette contribution tient aux sautes d'humeur du hasard. Le rappro­chement de Grégoire est une pièce maîtresse de l'ensemble. A l'ima­ge de son père Corsu - il « a fait la une pour des histoires de­ mazze­risme et autres dons ésotériques dans les journaux »- le jeune homme a le regard scrutateur. Il nourrit des fascinations, éprouve des émotions rétrospectives. Il se plaît à manipuler le temps, à bous-culer avec audace les règles de la raison. D'ailleurs, en sa présence, le passé se met en quatre pour faire écho à son acuité sensoriel-le. Au point d'unir les hommes que séparent les siècles. Antoine ne s'y trompe pas. La rencontre a valeur de signal. Il jubile. Le moment est venu de se défaire des petites contingences terrestres. Désor­mais, les bizarreries dictées par les caprices des réminiscences peuvent interrompre et sublimer le quotidien apparemment réglé de la vie et dérouler une dramaturgie insolite

 

Les petits bonheurs ressentis place Saint Nicolas dérapent, la réalité se dilue et les destinées changent de cap. Dans ce chaos, le kiosque du Casabianca, « brin­guebalé de Bretagne et dans diverses villes corses, finalement découpé en plusieurs morceaux avant de finir ici (à Bastia) », s'ar­roge le rôle décisif. Avec en plus un mot d'ordre : destination Tou­lon avec sa rade champ de bataille, son atmosphère de débâcle, ses bombes allemandes, ses ordres de sabordage et ses marins indociles. Pour échapper à la tourmente reprendre le combat il fallait du courage. Le commandant l'Her­minier et son équipage l'on eu. Face aux risques insensés, il fal­lait aussi de l'inconscience, de la véhémence. Elles enflent au moment du passage à travers les filets anti sous-marin, au gré d'une rencontre avec un remor­queur, de l'arrivée dans le port d'Alger, sous le feu des grenades ennemies. Le destin offre au navire quelques coups de pouce. Mais d'autres combats l'atten­dent, toujours plus angoissants, toujours plus secrets. Le danger, les retrouvailles avec la liberté qu'il suggère, deviennent une forme d'identité pour le Casa­bianca et ses hommes. La sil­houette furtive du sous-marin surgit de la nuit, du monde du silence, sur les plages de Salec­cia, d'Arone, de Chiuni, dans les golfes de Lava, d'Ajaccio, de Favo­ne. Le sous-marin s'en retourne-t- en guerre avec des tonnes d'armes, de munitions, ou bien en se lançant pour défi le transport du Bataillon de Choc. Tout au long de l'année 1943, les Corses se sont acclimatés à sa présence rassurante, à ses escales où l'on se sent survivre plus intensément.

Suivre Antoine et Grégoire, c'est aussi trouver une place aux côtés des tirailleurs. Les pensées de ceux-ci sont indissociables de la mission à accomplir : « Détruire un poste allemand tenu parla division 'Das Reich' au col de Teghime. » L'épi­sode prend forme à travers la sil­houette frêle d'un adolescent de 14 ans, se gorge de violence à proximité de la « dernière ligne défensive allemande», à la seule vue d'un e Schnellboat ». Le choc est effroyable : « Plusieurs vagues d'assaut se heurtèrent à la matu­rité guerrière des tireurs SS qui occasionneront de lourdes pertes à l'armée d'Afrique et aux unités italiennes ralliées. »

 

 

Mais Rückstühl a aussi le souci de brouiller les pistes trop simples. Bientôt, le périple du sous-marin Casablanca rejoint le sillage de l'Orient au coeur d'un théâtre d'orage et de violence. Le « 1 er août 1798 en rade d 'Abou-kir, la flotte française est atta­quée par surprise par la flotte anglaise aux ordres de l'Amiral Nelson. » Sur le pont du navire Luce de Casabianca est ardent, fier. Sa présence magnétique s'im­pose à tous. Il est accompagné de son fils de Giocante âgé de 11 ans. Bousculés par une mer aux embrasements impitoyables, les deux vescovatais donnent un sens solennel à ce qu'est l'enga­gement, au culte du sacrifice qui mène au dépassement de soi. L'épisode à la fois noble et bar­bare diffuse un entêtant parfum d'espoir et change de contours pour « s'inscrire dans les poèmes des enfants de Portsmouth. »

 

Un imaginaire débordant, inven­tif. Des lieux décrits d'un trait épuré, cinglant, les ancrant dans un réel repérable. Une rare facul­té à rendre l'émotion d'un regard ou d'une situation.

 

Il souffle chez Rückstühl une
allègre brise de liberté créatrice.
Véronique EMMANUELLI

 

CASABIANCA, une aventure de Corsu; Rückstühl, DCL Editions, 12,50 euros

 

Zone de Texte: ,I 

 

 

 

 

       

CASABIANCA

 

Année de lancement : 1935

Type ou série : Sous-marin de 1ère classe de 1500t.

Même type de bâtiment

 

t : SFAX - LE CONQUERANT.

Observations : Numéro de construction : Q 183.

Atlas commun : LE CONQUERANT - SFAX - CASABIANCA.

Construit aux Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire sous le nom CASABLANCA, il sera baptisé CASABIANCA

 à son lancement et retiré du service le 17 juin 1952.

 

N° plan

Désignation

Ech.

Dim.

Année

Cart.

Gisement / Fichier

PLANS DE BASE

1

Plan des formes : Sections longitudinales, sections horizontales.

1/50

2,00x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C001

2

Vertical : Sections transversales.

NP

0,55x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C002

4

Plan d’échouage : Vue longitudinale, projection horizontale.

0,01 1/10

1,25x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C004

6

Plan d’emménagement : Coupe longitudinale, vue horizontale, détails spécifiques au CASABIANCA.

1/50

1,90x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C006

7

Plan d’emménagement : Coupes horizontales au-dessus et au-dessous du parquet, coupe horizontale à 1,00 m de la ligne 0, différentes sections transversales.

1/50

2,20x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C007

39

Ensemble des montants, arceaux et tentes de la passerelle. Abri de navigation

NP

1,35x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C039

PHOTOGRAPHIES

A(31)

Phases de construction et vues en mer

31 < A4

19321936

360

2.2.0.04.55.05.4

1/4 Centre des archives de l’armement et du personnel

 

CASABIANCA (1935)

PLANS DE DETAILS COMPLEMENTAIRES (Liste non exhaustive)

COQUE

3

Coupe au maître

1/10

1,05x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C003

8

Coupes d’échantillonnage, avec numérotage des divers compartiments

1/50

2,00x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C008

9

Charpente AR. Coupes horizontales et longitudinales

1/10

1,80x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C009

10

Charpente AR. Coupes longitudinales et transversales

1/10

1,85x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C010

11

Water-ballast extrême AV. Coupe longitudinale

1/10

1,50x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C011

12

Water-ballast extrême AV. Coupes transversales

1/10

2,00x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C012

13

Water-ballast extrême AV. Coupes horizontales

1/10

1,50x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C013

PASSERELLE ET ABRI DE NAVIGATION

26

Disposition de la passerelle du couple 7 au couple 37. Projection horizontale. Coupe longitudinale

1/10

1,55x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C026

27

Disposition de la passerelle du couple 7 au couple 37. Coupes transversales

1/10

1,55x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C027

32

Disposition de la passerelle du couple 86 au couple 122 : Coupes transversales.

1/10

1,55x0,75

1938

Atlas1

1.2.0.05.02.02.7

33

Disposition de la passerelle du couple 122 au couple 143. Projection horizontale. Coupe longitudinale

1/10

1,25x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C033

34

Disposition de la passerelle du couple 143 au couple 171. Projection horizontale. Coupe longitudinale

1/10

1,50x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C034

37

Abri de navigation. Coupes longitudinale et horizontales

1/10

1,50x0,93

1938

Atlas1

LE CONQ1934C037

38

Abri de navigation. Coupes transversales

1/10

1,90x0,75

1938

Atlas1

LE CONQ1934C038

EMMENAGEMENTS

51

Chambres et poste au-dessus de la plate-forme des accus. Coupes longitudinale et horizontales

NP

1,35x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C051

53

Poste central. Coupes horizontales

1/10

1,65x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C053

54

Poste central. Vues longitudinales

1/10

1,05x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C054

55

Poste central. Coupes transversales

1/10

1,65x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C055

56

Kiosque. Coupes horizontales, longitudinales, transversales

NP

1,10x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C056

2/4 Centre des archives de l’armement et du personnel

 

CASABIANCA (1935)

PLANS DE DETAILS COMPLEMENTAIRES (Liste non exhaustive)

GUINDEAU, REMORQUE ET HALAGE

94

Manoeuvre des crocs de remorque AV et AR. Ensemble

1/10

1,10x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C094

96

Poupée de halage AR avec carter. Ensemble

1/2

1,55x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C096

143

Guindeau à manoeuvre électrique et à bras

1/10

1,10x0,75

1938

Atlas3

LE CONQ1934C143

ARBRES ET GOUVERNAILS

99

Supports AV des arbres porte hélices

1/5

1,10x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C094

100

Supports AR des arbres porte hélices

NP

1,55x0,75

1938

Atlas2

LE CONQ1934C100

101

Gouvernail de direction avec chape pare amarres

NP

1,40x0,75

1938

Atlas3

LE CONQ1934C101

102

Gouvernail de plongée AR

1 ½ 1/5

1,40x0,75

1938

Atlas3

LE CONQ1934C102

103

Gouvernail de plongée AV

NP

1,55x0,75

1938

Atlas3

LE CONQ1934C103

104

Plan de montage des gouvernails

1/10

1,70x0,75

1938

Atlas3

LE CONQ1934C104

MÂTURE

112

Ensemble de la manoeuvre des mâts et installation des feux de route

NP

2,00x0,75

1938

Atlas3

LE CONQ1934C112

PERISCOPES

133

Disposition d’ensemble des périscopes du kiosque. Coupes horizontales, longitudinales et transversales

1/10 1/20

1,30x0,75

1938

Atlas3

LE CONQ1934C133

ARMEMENT

172

Disposition d’embarquement et de mise en tube des torpilles du poste AV

1/20

1,10x0,75

1938

Atlas4

LE CONQ1934C172

173

Achèvement de la mise des torpilles aux tubes intérieurs

1/10

1,10x0,75

1938

Atlas4

LE CONQ1934C173

174

Disposition de mise des torpilles de 550mm aux tubes triples orientables

1/10

1,20x0,75

1938

Atlas4

LE CONQ1934C174

175

Disposition de mise des torpilles de 400 et 550mm aux tubes quadruples orientables

1/10

1,25x0,85

1938

Atlas4

LE CONQ1934C175

179

Tubes lance-torpilles intérieurs. Ensemble, vue longitudinale et en plan

1/5

1,80x0,95

1938

Atlas4

LE CONQ1934C179

180

Tubes lance-torpilles intérieurs. Ensemble, coupes transversales

1/5

1,35x0,97

1938

Atlas4

LE CONQ1934C180

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1943
DEVOIR DE MEMOIRE

 

LE SOUS MARIN CASABIANCA ET LE BATAILLON DE CHOC

 

Brisant ses chaînes le 27 novembre 1942 à Toulon, le Casabianca sera désigné comme le bâtiment de guerre rattaché à l'île de Corse ; ses missions étaient de transporter nuitamment armes, munitions, agents de renseignement civils et militaires nécessaires à l'organisation de la Résistance insulaire et à la lutte contre l'envahisseur.

Devenu le sous-marin du maquis, il aura des missions extraordinaires lors de l'opération Vésuve sur la Corse. Comme l'a déclaré le commandant L'Herminier : « nous avons rivalisé avec le cheval de Troie » ; lorsqu'il avait été amené le I l septembre 1943, à entasser dans tous les coins, recoins des coursives à la salle des machines et même au poste de commandement, 109 hommes d'un bataillon spécialisé dans la guérilla avec leurs armements.

Ces commandos devaient prêter main-forte aux patriotes locaux, en insurrection depuis le 9 septembre ; avec de grandes difficultés de viabilité à bord le sous-marin arrivera à Ajaccio dans la nuit du 12 au 13 septembre à 1h00 pour y débarquer la compagnie du Bataillon de Choc qui fut la première unité à poser le pied sur le sol de France et tiendra la tête de pont couvrant Ajaccio et son port.

La libération de la Corse verra l'intervention du premier corps d'armée et les éléments rattachés à la quatrième Division Marocaine de Montagne, ainsi que les Goumiers du deuxième Groupe des Tabors Marocains, du 13 septembre au 4 octobre, date de la libération de Bastia et de la Corse qui devient le premier département français libéré.

A ce jour, après des recherches sur cette épopée, nous savons 3 commandos encore en vie ainsi que 1 l marins de l'équipage.

Hommage en soit rendu aux morts

La silhouette majestueuse du Casa est toujours là provocante avec ses 2 périscopes pointés vers le ciel, semblant émettre un signal céleste de remerciements, tel un ex-voto, pour la liberté retrouvée.

Limongi G.G. (bastia le 4/10/2007

 

 

 

 

NP = Non précisé Date d’établissement de la fiche : 13 novembre 2000

SO = Sans objet Date de révision de la fiche : 10 octobre 2005

3/4 Centre des archives de l’armement et du personnel

 

 

onacBARRE.jpg (274757 octets)   onacBARRE1.jpg (297566 octets)

EN VENTE 5 EUROS ONAC CORSE DU SUD

http://www.corse.pref.gouv.fr/scripts/display.asp?P=EAonac


  

 

cardonicematin08-journal.jpg (566659 octets)

corse matin du 14-septembre 2008

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ESCALE A AJACCIO VILLE MARRAINE DU L'HERMINIER LE 27-02-2010 

BAPTÊME D'UNE TOURELLE PORTANT LE NOM D'UNE PLAGE DE DÉBARQUEMENT EN CORSE OU LE CASABIANCA A SÉVÎT PENDANT LA DERNIÈRE GUERRE 

 

casamarignane.jpg (358374 octets)

corse matin du 05-06-2010

Libération de la Corse : L'émouvant témoignage du dernier survivant des missions Casabianca

 

L'émouvant témoignage du dernier survivant des missions Casabianca

Au bas de la place Saint-Nicolas à Bastia, la tourelle du Casabianca témoigne du rôle clé qu'a joué ce sous-marin dans la libération de la Corse. GERARD BALDOCCHI

http://memorix.sdv.fr/5/www.corsematin.com/infoslocales/divers/bastia_articles/244708151/Position1/SDV_NMA/default/empty.gif/584969464230795a7449514144432b72?rubrique=CultureetLoisirs&commune=;Bastia

Pressés que nous sommes, nous ne levons plus la tête pour observer ce qui nous entoure ou nous surplombe. Et ainsi, nous passons souvent à côté d'un certain nombre de choses, des éléments architecturaux et parfois des témoignages historiques.

Tel est le cas de l'immeuble situé au 35 boulevard Paoli, la principale artère de Bastia. Juste au-dessus du portail, une plaque, réalisée par l'association Union fraternelle de la résistance, rappelle qu'ici au domicile de Hyacinthe de Montera, l'ancien maire de Bastia (il avait été révoqué de ses fonctions par Vichy), ce dernier avait, en compagnie de son fils Joseph-Louis, reçu le 20 décembre 1942 la première mission envoyée par les forces françaises libres d'Alger à bord du sous-marin Casabianca pour organiser la résistance en Corse.

Cette mission implanta « dans toute l'île un puissant réseau de renseignement et d'action constituant la structure militaire de base sans laquelle toute entreprise ultérieure n'aurait pu exister, peut-on lire gravé dans le marbre.

« Mission Pearl Harbour »

?uvre décidée et réalisée sous l'autorité du général Giraud, commandant en chef des forces françaises d'Afrique du Nord avec le soutien des Américains (un agent de l'OSS, « M. Brown » y a d'ailleurs participé), cette opération, qui avait pour objectif de jeter les bases d'un débarquement des troupes françaises en Corse, s'appuyait sur un commando des services spéciaux militaires français baptisé « Pearl Harbour ». C'est afin d'être en mesure d'apporter un soutien aux maquisards de la métropole que le général Giraud « en liaison avec l'état-major allié a envisagé en novembre 1942 de préparer un débarquement sur l'île qui était occupé par 80 000 soldats ennemis, se souvient Laurent Preziosi, aujourd'hui âgé de 98 ans et dernier témoin direct des missions du Casabianca. « Le délai était court, quatre à cinq mois, pour préparer en hommes et en matériel ce débarquement. D'où l'organisation d'une mission chargée de recueillir des renseignements et de préparer le terrain. »

Des contacts noués à travers l'île

Dirigée par le commandant Roger de Saule, un citoyen belge qui s'était engagé en 1939 dans la Légion étrangère, cette mission comprenait trois Corses qui connaissaient bien le terrain : le lieutenant de réserve Laurent Preziosi, le lieutenant Toussaint Griffi et le radio Pierre Griffi.

Le transport de cette équipe des services secrets a été effectué par le fameux sous-marin Casabianca, commandé par le capitaine de frégate L'Herminier, qui après avoir échappé au sabordage de la flotte française à Toulon, effectuait la première de ses missions sur les côtes corses. « Le 11 décembre 1942 à 19 h 30, le sous-marin Casabianca a largué les amarres et quitté Alger par une nuit calme et glaciale pour rejoindre la Corse, raconte Laurent Preziosi, auteur d'un livre avec Toussaint Griffi sur cette opération 1. Le 14 décembre à 1 heure du matin, nous avons mis pied à terre dans l'anse de Topiti près de Cargèse sur la côte occidentale. »

Les membres de la mission « Pearl Harbour » prennent contact avec l'abbé Mattei, curé de Cargèse, puis à partir de Revinda, hameau de Marignana, nouent les premiers liens avec les patriotes. Très vite, ils mettent en place des groupes locaux de résistants à Marignana, Corte, Bastia, Saint-Florent, l'Ile-Rousse, Calvi, Ajaccio, Sartène, Coti-Chiavari, Solenzara, etc.

Dès le premier mois de présence, de nombreux renseignements sont collectés sur tout le territoire grâce aux contacts établis avec les résistants corses et aux déplacements que les membres de la mission effectueront de jour comme de nuit en train, à vélo, à pied ou bien encore à dos-d'âne.

Le sacrifice de Pierre Griffi

De décembre 1942 à fin janvier 1943, le radio Pierre Griffi a transmis à Alger plus de 90 messages qui sont autant de renseignements - « des plus complets et des plus précieux, dira le commandant L'Herminier - sur le dispositif de défense de l'occupant. Ce qui servira de base à l'acheminement des armes et des munitions qui seront déposées pour la première fois le 6 février 43 dans l'anse d'Arona et de préalable pour passer à « la phase d'organisation de la résistance militaire ».

Les envois d'armes se poursuivent dans des conditions qui deviennent de plus en plus périlleuses. En mars 1943, les membres de la mission sont contraints de s'échapper de Corse à bord du Casabianca pour rejoindre Alger. Pierre Griffi refuse de partir et reste sur place pour poursuivre le travail mais repéré, traqué, puis arrêté en mai 1943 par les services de l'O.V.R.A., l'équivalent de la gestapo au sein des forces fascistes italiennes, il est torturé, condamné à mort et fusillé à Bastia le 18 août 1943. Le souvenir de cet ami au grand courage, avec lequel il partageait un objectif « celui de libérer notre petite patrie de l'occupant », reste gravé dans la mémoire de Laurent Preziosi ainsi que ceux de tous les autres maillons de la chaîne construite par « Pearl Harbour » et des autres réseaux qui ont payé de leur vie leur engagement dans la résistance. Et au-delà de tous ceux qui ont participé de part et d'autre à « cette grande oeuvre collective ».

Premiers pas vers la libération de la Corse

La mission « Pearl Harbour » a été une réussite. À Alger, les autorités militaires soulignent que « le réseau fonctionne à leur grande satisfaction et permet d'ores et déjà d'envisager l'organisation de l'insurrection armée, souligne Laurent Preziosi. Tous les points stratégiques de l'île sont en effet compris dans notre réseau dont les ramifications recouvrent l'ensemble du territoire insulaire. »

Le capitaine de gendarmerie Paul Colonna d'Istria prend la relève pour mener la seconde phase de l'opération. « Nous avons eu un entretien avec cet homme énergique et souriant, et lui avons donné les informations lui permettant de savoir qu'il peut compter en Corse sur des forces combattantes prêtes. Notre mission a pris fin avec cet entretien, précise Laurent Preziosi.

Chargé par le général Giraud d'assurer la coordination militaire des combats insurrectionnels contre les troupes d'occupation italo-allemandes, le capitaine Colonna d'Istria, qui comme Fred Scamaroni et Arthur Giovoni sera reconnu compagnon de la Libération, va continuer et parachever la constitution de groupes armés.

La libération de la Corse est en marche...

 

Première mission en Corse occupée avec le sous-marin Casabianca par Toussaint Grifffi et Laurent Preziosi. Présentation de Jean Rous, préface d'Henri Noguères. Éditions L'Harmattan, 1988.

·                                  jlj

 

 

----- Bonsoir, vous trouverez ci-dessous un message de Christian LENEUF (Saphir). Ce message lui a été adressé par Roger CHETARD Président la "FLOTTE" de Saint MAUR des FOSSÉS. Bonne réception, bien amicalement. André

 
             Vous trouverez, ci-joint, des photos du kiosque du  sous marin " Casabianca " installé place Saint Nicolas à Bastia.
 
             Sous les ordres du commandant Jean L'Herminier il a réussi à quitter Toulon le 28 novembre 1942 échappant au sabordage ou a la capture.
             Il a ensuite pris une part très active à la libération de la Corse en apportant des tonnes d'armes et munitions à la Résistance.
             Il y a débarqué les 109 hommes du bataillon de choc " Gambiez "
             Les Allemands le surnommaient " le sous marin fantôme ".
 
             Luc-Julien-Joseh Casabianca est né le 7 février 1762 à Vescovato ( Corse )
             Il commanda l'Orient, navire amiral de l'expédition d'Egypte.
             Il fut tué, après un combat heroïque, à la bataille d'Aboukir, les 1er et 2 août 1798.
             Son fils, âgé de 12 ans qui se trouvait à bord refusa de quitter le navire sans l'ordre de son père dont il ignorait la mort. Il périt dans l'explosion des munitions ainsi qu'une grande partie de l'équipage.
 
             Le poème " Casabianca " de Félicia D. Hemans, qui relate cet épisode, est un classique de la littérature américaine, enseigné dans les écoles primaires anglo-saxonnes ( le ferait-on chez nous ? N.D.L.R ).
 
             Roger Chétard.
 

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nov 2010

 

Mort du dernier survivant de la mission Pearl Harbour en Corse occupée

Laurent Preziosi, qui était le dernier survivant français de la mission Pearl Harbour en Corse occupée, est mort vendredi à l'âge de 98 ans, a annoncé mardi sa famille dans le carnet du Figaro.

Né le 22 juin 1912 en Algérie, d'une vieille famille corse, lieutenant de réserve, Laurent Preziosi avait été choisi, en raison de ses nombreuses relations politiques et syndicales sur l'île, pour participer à la mission Pearl Harbour (décembre 1942 à mars 1943). L'opération secrète, montée par les services spéciaux d'Alger avec l'appui des services américains, avait pour but de préparer le débarquement pour libérer la Corse occupée par des forces germano-italiennes. 
Le commando initial, qui fut débarqué en Corse le 14 décembre 1942 par le sous-marin Casabianca, comptait quatre hommes : le chef, Roger de Saule, un Belge de 53 ans, deux cousins, Toussaint Griffi, 32 ans, et Pierre Griffi, 28 ans (fusillé en août 1943), et Laurent Preziosi, 30 ans. 
L'année précédente, Laurent Preziosi avait déjà établi des contacts en Corse. Après son arrivée, le commando se scinda en deux pour structurer les réseaux déjà établis en Corse. 
En février 1943, le sous-marin Casabianca livrait des centaines d'armes automatiques et des dizaines de milliers de balles. 
Repérés par l'Ovra (contre-espionnage italien), Laurent Preziosi et Toussaint Griffi regagnèrent Alger un mois plus tard par le Casabianca. 
La mission Pearl Harbour permit de coordonner les réseaux de résistance en Corse qui fut le premier département libéré en septembre 1943 par un débarquement. 
Laurent Preziosi était officier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite. Il était également détenteur de la Croix de guerre avec palmes et étoiles et de la médaille de la résistance. 

 

 

Marignana : Un voyage de mémoire dans le sillage du Casabianca

Publié le vendredi 12 novembre 2010 à 14H54

De droite à gauche : Rosa Antonini, fille de Dominique Antonini, Mathieu Nesa, petit-fils de Mathieu Nesa, Jean-Pierre Mattei et Xavier Lasserre fils de l'amiral Lasserre.Photo A.T.

  la mission Pearl Harbour a joué un rôle déterminant dans la libération de la Corse en septembre 1943. Laurent Preziosi, qui participait à cette opération secrète entre décembre 1942 et mars 1943, est décédé le 5 novembre dernier à l'âge de 98 ans. Quelques jours auparavant, son fils, le docteur Jean-Paul Preziosi, accompagné des membres de la famille de l'amiral Lasserre, et des descendants des résistants Charles Nesa et Dominique Antonini, ont effectué un voyage de mémoire en Corse.

Projections à Marignana

Ils ont d'abord effectué une halte à Revinda, où les membres du commando se sont arrêtés après avoir été débarqués ce 14 décembre 1942 par le sous-marin Casabianca dans l'anse de Topiti près de Cargèse. Puis ils se sont rendus à Salogna près de Piana où est située la bergerie dans laquelle Mathieu et Marie-jeanne Nesa avaient hébergé les hommes du Casabianca.

À l'occasion de leur visite, l'associu Scopre avait organisé à Marignana des projections consacrées au périple du sous-marin Casabianca. Le film éponyme de Georges Péclet a été précédé par l'émission « Les dossiers de l'écran » d'Armand Jammot animée par Joseph Pasteur en 1968. Le directeur de la cinémathèque de Porto-Vecchio, Jean-Pierre Mattei, a éclairé de ses commentaires cette projection. Il a également évoqué la mémoire de son grand-oncle, un prêtre qui avait été en contact avec le commando de la mission Pearl Harbour. Sur le plateau de l'émission étaient présents la veuve Lherminier, le général Gambiez, le commandant Lasserre et d'autres marins du « Casa ». Les spectateurs de Marignana ont écouté avec émotion le témoignage de Mme Lherminier évoquant l'état de santé de son époux disparu et les souffrances, séquelles de blessures aux jambes, qu'il avait endurées. Cet homme, au cours de la mission Pearl Harbour, avait tenu à rester à son poste malgré les risques. Les membres de l'équipage qui ont eu le privilège de traverser cette expérience à ses côtés ont témoigné, lors de l'émission, de l'humanité de cet homme.

Retrouvailles

En marge de ces projections didactiques, les retrouvailles entre les familles de l'amiral Lasserre, de Mathieu et Marie-Jeanne Nesa, dont le fils, Charles, résistant lui-même, était présent, et du docteur Jean-Paul Preziosi, fils du résistant Laurent Preziosi, ont constitué un moment d'émotion ineffable. Cette rencontre avait été préparée par Xavier Lasserre et Marinette Nesa et, si le temps n'était pas au rendez-vous, les cœurs étaient, eux, à l'unisson.

Les descendants des acteurs historiques ont transmis les messages de gratitude et de bienveillance que leurs parents, absents, leur avaient confiés. C'est dans la pudeur exprimée par ceux qui ont œuvré à leur façon pour la liberté que se sont finalement révélées toutes leurs souffrances et leurs joies.

Des ombres s'étaient invitées dans la salle : celles des résistants, marins, soldats tués au combat ou morts après les hostilités. L'âme de Marie Nesa, née Versini, et décédée en 2008, a plus particulièrement plané peut-être sur cette assemblée. Dès le premier jour de l'arrivée à Marignana de la première mission, elle s'était investie dans cette aventure et avait intégré le réseau Pearl Harbour. Engagée en 1943 dans l'armée de l'air, Marie Nesa a été décorée de la Croix de Guerre et de la Légion d'Honneur après avoir servi en Corse, en Algérie puis en France.

Cette rencontre s'est achevée sur une note positive. Une chanson, interprétée par la famille Lasserre, sur l'air de « Il était un petit navire », a réuni tous les protagonistes de la mission Pearl Harbour : le « Casa », les matelots, les patriotes corses et le Bataillon de Choc de Gambiez.
 

 

 

A BANDERA

Inauguration de l'exposition sur le sous marin Casabianca 

http://www.musee-abandera.fr/

Le Casabianca se raconte jusqu'au mois d'avril

Publié le mardi 08 février 2011 à 16H56
Le sous-marin qui a pris une part décisive à la libération de la Corse fait l'objet d'une exposition au Le musée A Bandera à Ajaccio. Vingt-cinq panneaux et des objets retracent les 7 missions corses

le sous-marin Casabianca, échappé de la rade de Toulon en novembre 1942, refait surface dans les locaux de A Bandera à Ajaccio. Jusqu'à la fin du mois d'avril. À travers vingt-cinq panneaux, grâce à la complicité d'une lithographie et de quelques objets.

La présence du submersible au sein du musée associatif revêt un caractère naturel. Il y a des images et des documents à mettre en lumière. « Des gens nous ont confiés, entre autres, l'écusson du sous marin, son pavillon à tête de mort - emblème de la piraterie en réalité - l'uniforme d'un des sous-mariniers, une fourragère. Nous avons également des textes en dépôt. Chaque élément dévoilait un pan de l'aventure. Notre objectif était de faire vivre cette petite collection et par conséquent de rendre ce patrimoine accessible au plus grand nombre », explique Bernard Cabot, président du Musée A Bandera. Dont acte.

L'exposition est aussi étroitement liée au rôle de l'établissement. « Notre action s'inscrit dans le cadre du devoir de mémoire. L'intérêt est de faire la liaison entre l'histoire et la mémoire. Tant que cela est possible », estime le président. La saga du Casabianca est encore, par définition, une composante forte de l'identité de A Bandera. « Nous sommes avant tout un musée militaire. Notre intérêt se porte sur tous les corps d'armée et sur tous les conflits auxquels ont participé les Corses », poursuit Bernard Cabot.

L'élan muséographique en faveur du sous-marin a aussi des raisons plus médiatiques. L'exemple de  France 3 Corse Via Stella a convaincu. « Au mois de septembre, la chaîne a commémoré la Libération de la Corse par un numéro spécial d'Orizonti. Le tournage a eu lieu sur la plage d'Arone. Nous étions présents. Auparavant nous avons fourni les armes et les uniformes présentés tout au long de la soirée », explique le président. Le moment tout en vérité et témoignages dégage une singulière puissance évocatrice. Le souvenir est ravivé. Les passionnés d'histoire militaire ne peuvent s'empêcher de convertir l'épisode en exposition dans l'ambiance plus intimiste du musée.

Leur démarche s'articule autour du journal de bord du commandant Jean L'Herminier. Les regards se concentrent sur les sept missions accomplies entre Corse et Algérie, de 1942 à 1943 par l'équipage, les « free frenchies », animé d'un patriotisme ombrageux. Au péril de leur vie. La navigation par plusieurs centaines de mètres de fond ne manquera pas de panache. Dans le contexte d'une Europe déchirée par la guerre, elle incarne l'espoir malgré tout et le refus d'accepter une France déposant les armes. Leur présentation dans un ordre chronologique est retenue. Ainsi, le périple du sous-marin débute le 10 décembre 1942.

La première traversée s'achève dans la nuit du 13 au 14 décembre dans la baie de Chioni, au nord de Cargèse. Cinq agents de renseignement foulent la terre de Corse. Ils transportent dans leurs bagages un poste émetteur anglais et 60 mitraillettes Sten. L'escale du submersible clandestin est brève. S'attarder peut coûter très cher. Le Casabianca s'éclipse dans les profondeurs de la Méditerranée. Cap sur Alger. Dans la soirée du 5 février, l'année suivante, son kiosque réapparaît au large de la côte occidentale. Cette fois, c'est à Arone, sur le littoral de Piana qu'aura lieu le débarquement nocturne des hommes, du matériel et des munitions.

Le Casabianca rôde dans le golfe jusqu'au 7. La houle, les patrouilleurs ennemis créent à chaque instant la tension. La silhouette des Calanche de Piana ne se pare d'aucune séduction lors de ce genre d'errances maritimes. Le sous-marin reste insaisissable. L'esprit des marins confrontés à l'attente est hanté par des regrets. Dans la nuit du 4 au 5 le sous-marin rebrousse chemin, à quelques milles à peine de la Côte d'Azur. Jean L'Herminier a regardé le continent français de loin car le pire risquait d'advenir. Ce qui fait l'efficacité de la tactique du Pacha, c'est aussi la prudence et la retenue face à la dangerosité des situations. Destination Alger.

Le retour en Corse s'effectuera le 10 mars. Le point de débarquement est fixé à Favone dans l'anse de Cannelle. Une barque de pêche assure la liaison entre la côte et le bâtiment. Le matériel reste à bord. Le mauvais temps contrarie les manœuvres. Les vagues de la mer Tyrrhénienne écrivent aussi leur part d'histoire. Au début de l'été la météo sera du côté des sous-mariniers et des résistants insulaires. Le Casabianca, stationné au large de Saleccia, à proximité de Saint-Florent, a plusieurs tonnes d'armes dans ses compartiments. Une partie des fusils, mitraillettes et munitions sont placés dans des radeaux et charriés jusqu'à la pointe de Curza. Quelques heures plus tard, d'autres caisses sont débarquées dans l'anse de Curza. À la fin du mois de juillet, le submersible s'infiltre une nouvelle fois dans la baie de Porto. Le cours de l'histoire doit se confondre avec l'anse de Gradelle. Mais l'ennemi est sur le qui - vive. C'est la guerre. Alors, le sous-marin poursuit sa lente et inexorable avancée. Dans la nuit du 30 au 31 juillet, le matériel est livré, plus au nord.

La mission suivante est fixée au début septembre. Le programme est plus complexe. Il s'agit de débarquer des agents de renseignement, des armes anti-tanks et de réceptionner un membre influent de la résistance insulaire. Ce passager se nomme Arthur Giovoni. Il sera ramené à Alger. L'échange a lieu dans le secteur de Capo di Feno dans la nuit du 5 au 6 septembre. Les Italiens, en poste à proximité n'ont rien vu. Moins de 10 jours plus tard, le Casabianca glisse dans le golfe d'Ajaccio.

Désormais 109 hommes du Bataillon de choc donnent du sens à son combat. Les soldats entrent dans Ajaccio dans la nuit du 12 au 13 septembre, à 1 heure du matin, par le quai de la République. Ils constituent l'avant-garde des troupes de l'opération « Vésuve » préparée depuis Alger par le général Giraud. Ils ont une île à libérer.
Quant au Casabianca, il dissimule ses ultimes secrets dans les flots.

Véronique EMMANUELLI

 

 
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LES 109 DU BATAILLON DE CHOC

 

MONSIEUR CHARLES COACHE

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Jacobsen

http://vocedirutali.blogspot.com/2009/09/extrait-de-la-cronica-storica-di.html

http://ajaccioartculturehistoire.e-monsite.com/rubrique,ajaccio-et-guerre-1939-1945,1172437.html

 

 

DE MARCO CASTEL

http://perso.orange.fr/sous-marin.france/Q183.htm

 

http://www.defense.gouv.fr/marine/navires/sousmarins/casabianca/index.htm

 

http://www.netmarine.net/bat/smarins/casabian/index.htm

SOUS MARINS DE 1500 TONNES

 

http://perso.wanadoo.fr/bertrand.daubigny/SS1500.htm

 

http://perso.wanadoo.fr/bertrand.daubigny/SS1500.htm#casabianca

 

http://perso.wanadoo.fr/bertrand.daubigny/FSS39.htm