NAUFRAGE DU DRAGUEUR MARIE MAD

EN MÉMOIRE DE SON ÉQUIPAGE

23 novembre 1943 - 2008  

mis a jour le24/11/2014 a 18:50

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Caractéristiques

 

§       Déplacement : 284 tjb 85 tjn

§       Dimensions : Longueur : 38,13 m Largeur : 7,11 m Creux : 3,66 m

§       Propulsion : une machine à triple expansion construite par Dominion Bridge Co à Montréal

Puissance : 60 NHP

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Le patrouilleur "Marie Mad", chalutier requis pour effectuer des missions de dragage disparaît en mer au cours d'une opération devant le golfe d'Ajaccio le 23 novembre 1943. "Les témoignages des habitants de la côte font état d' une très forte explosion entendue entre 19 et 20 heures mais ils n'ont rien vu. Le bâtiment a sauté puis coulé après avoir heurté une mine.

 

Cause du naufrage : Le chalutier, réquisitionné à Arcachon en 1939, 284 tonneaux, comme arraisonneur-dragueur. AD 148, il est affecté en août 1940 à Casablanca. Le 13 novembre 1943, il arrive à Ajaccio et est incorporé aux Forces navales de Corse. Le 23 du même mois le "Marie-Mad" saute sur une mine devant Ajaccio et coule. 17 victimes dont le premier-maître Le Goff, commandant.

 

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LES MATELOTS DE LA MARIE MAD Photos Robert Westrelin

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FEDALA 1953

FEDALA CÉRÉMONIE DE REMISE DE DÉCORATION A TITRE POSTHUME A LA FILLE DE ROBERT WESTRELIN

 

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cimetière d'AJACCIO le 14-11-2008

 

une triste nouvelle Madame WESTRELIN épouse du quartier maître radio disparu du Marie Mad est décédée la levée du corps a lieu le 18 juin a AJACCIO 14h00 espace Piquetti route du vazzio

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Permettez-moi de me présenter:
Mon nom est Jean-Claude Pluquin, mon père était un cousin de Robert Westrelin. J'ai beaucoup entendu parler de lui durant ma jeunesse car ils se sont fréquentés et étaient du même âge, à 1 an près.
Je viens de découvrir votre site sur le web, et j'aimerais savoir si la plaquette commémorative a bien été réalisée et dans l'affirmative est-elle encore disponible ? Je souhaiterais en avoir une , si c'est possible bien sûr, pour conserver sa mémoire.
Est-il possible également s.v.p. d'avoir l'adresse internet de Monsieur et Madame Hermain Westrelin.
 
Pour vous prouver ma bonne fois, je joins une photo du faire-part de Robert Westrelin, précieusement conservé dans la famille. Il a été envoyé au Quai Vauban à Lille où était amarrée la péniche de mon père. Mais celui-ci était soldat en Allemangne à ce moment-là.
 
D'avance, merci.
Salutations distinguées.
J-C Pluquin

Veuillez trouver également une carte postale de la gare de son village natal. Cette carte a été envoyée par sa maman Germaine, accompagnée de ses enfants, dont Robert, à mes grands-parents bateliers. 

 

 

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Journal de Bord

 

1918                                 Armateur : Armé par la Royal Navy (Grande-Bretagne)

Nov.1918                        Baptisé TR-52

1919                                Armateur : Armé par les Pêcheries et Armements 'La Rochelle-Océan' à La Rochelle - Identification O M Q X - Port d'attache La Rochelle - Indicatif radio F O U J (FRANCE)

                                         Renommé MARIE-MAD

1935                                Armateur : Armé par les Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire Penhoët - Géré par la Société Nouvelle de Gérance Maritime - Indicatif radio T K E D en 1939 (FRANCE)

Sept. 1939                     Armateur : Armé par la Marine Nationale (FRANCE)

                                         Réquisitionné à Arcachon

20 Juin 1940                 Appareille de La Pallice à destination de Casablanca

25 Juin 1940                 Arrive à Casablanca, affecté à la 5ème section de dragage à Casablanca, équipé d'une drague à orins

08 Nov. 1942                 Repêchage des survivants de deux chalands américains devant Casablanca

1943                                Prise de commandement : Louis LE GOFF

13 Nov. 1943                 Arrive à Ajaccio avec le dragueur auxiliaire Fructidor - Incorporé aux Forces Navales de Corse à Ajaccio

23 Nov. 1943                 Par mauvais temps le Chasseur3 qui doit relever le Marie-Mad ne trouve pas celui-ci. Après enquête, suite à la récupération de débris correspondant au bâtiment, des habitants de la côte disent avoir entendu une forte explosion entre 19 & 20 heures le 23 novembre. Le Marie-Mad a sauté sur une mine dérivante & a coulé emportant avec lui le commandant, le Premier maître LE GOFF et les 23 hommes d'équipages dans la baie d'Ajaccio, entre les pointes de Sette-Nave et de Porticcio.

 

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Le drame de la nuit du 23 Novembre 1943

              (« Cap sur la corse », CV Lepotier)

 

Pour la marine en Corse, l’obligation d’assurer une surveillance vigilante des abords d’Ajaccio avec des moyens périmés, en attendant les cessions alliées, a causé le drame de la nuit du 23 au 24 novembre 1943. Le patrouilleur Marie-Mad, qui n’a ni asdic, ni radar, appareille le 23 novembre à la nuit, pour aller patrouiller jusqu’à 4 heures, le 24, à l’entrée du golfe d’Ajaccio, afin d’assurer, à la vue, la surveillance contre des « raiders » ennemis éventuels. Il doit être relevé par le Chasseur3 qui quitte le port à 4 heures. La nuit est bien noire, le ciel bas, avec des grains violents. Un fort vent de nord-ouest soulève des vagues creuses qui pénètrent dans le golfe ; aussi le Chasseur3 se tient-il en dedans des iles sanguinaires.

Au jour, on commence à s’inquiéter de ne pas avoir de nouvelles de la Marie-Mad. Sémaphore et batteries, alertés par téléphones, fouillent en vain l’horizon. Le poste radio d’Ajaccio émet un signal d’inquiétude : « Marie-Mad, quelle est votre position ? ». L’interpellée ne répond pas. Une exploration des criques de la cote par nos avions de chasse n’apporte aucun indice. A 13h30, le torpilleur Forbin, qui doit escorter le convoi sortant, est envoyé en exploration. Il rend compte par radio : « Patrouillé jusqu’au milieu du golfe de Valinco. Rien vu. » Le torpilleur Basque, du même convoi, part à son tour et patrouille le golfe sans plus de résultat. Explorations aériennes et appels radios se multiplient en vain. Le temps reste toujours mauvais.

Le 25 novembre, une équipe de marins envoyée explorer la pointe Isolella (rive du golfe opposée à Ajaccio), en remontant vers le nord, rentre vers 17 heures, ayant trouvé sur la plage, au sud de la pointe de Porticcio, des débris divers et des brassières de sauvetage type marine. A quelques mètres du rivage se trouvent trois gros flotteurs de dragues et deux petits, semblable à ceux du navire frère, le Fructidor. Des habitants de la cote ont déclaré avoir entendu, le 23, entre 19 et 20 heures, une forte explosion, mais ils n’ont rien aperçu. Le lendemain, l’équipe, renvoyée sur les lieux, trouve des débris plus nombreux. Quelques ceintures de sauvetage portent des noms. Les habitants ont encore entendu une explosion dans la nuit. Deux mines sont échouées, l’une à la pointe de Vescovo, l’autre à la pointe Sette Nave ; deux autres flottent dans la crique comprise entre ces deux pointes. Toutes ces constatations ne laissent malheureusement subsister aucun doute : au cours de cette affreuse nuit noire, de tempêtes et de grains, le patrouilleur Marie-Mad, commandé par le Premier-maitre timonier Legoff, a heurté une mine dérivante et, dans le brutal fracas de l’explosion, le vaillant petit navire s’est englouti en quelques secondes avec ses 17 hommes d’équipage. Sans doute ni l’asdic, ni le radar, ne lui auraient assuré, d’une façon certaine, la détection, par mer agitée, d’une mine dérivante de très faible flottabilité ; mais l’installation de postes littoraux de radars et d’écoute sous-marine aurait permis d’éviter d’envoyer des bâtiments patrouiller de nuit dans le golfe et c’est ce que l’Amiral ne manqua pas de rappeler à la suite de ce douloureux sinistre.

 

 

 

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Mémoire

 

Sont « Mort pour la France » le 23 novembre sur le Marie-Mad, disparu en action de guerre dans le golfe d’Ajaccio.

 

LEGOFF Louis – timonier – premier maître (commandant le Marie-Mad)

BARDY Marcel – torpilleur – quartier-maître

BAYET André – cuisinier – matelot

BERG Charles – sans spécialité – matelot

BERGO Jean-Pierre – mécanicien – maître

BORDENAVE Georges – timonier – matelot

BORGNE Jean-Louis – chauffeur – quartier-maître

CADEL Georges – canonnier – matelot

CARRAUD Lucien – sans spécialité – matelot

CHARREAU Yves – canonnier – matelot

COROLLEUR Jean – manœuvrier – second maître

COUVREUR Yvon – timonier – quartier-maître

GRIFFI Philippe – fusilier marin – quartier-maître

GUIRAL Georges – mécanicien – matelot

KERROS Louis – pilote – maître

LEGOFF Jean-Noël – gabier – matelot

LEGOFF Hervé – radiotélégraphiste – matelot

LELAY Jacques – canonnier – quartier-maître

LELEU jules – chauffeur – matelot

LEROUX Edouard – manœuvrier – second maître

MEAR Yves – mécanicien – quartier-maître

PIDET Frantz – mécanicien – matelot

SUREUR Raoul – mécanicien – quartier-maître

WESTRELIN Robert – radiotélégraphiste – matelot

 

Resté à terre, SCENET René est le seul survivant des 25 hommes de l’équipage du Marie-Mad.




BARDY M.  -  BAYET A.  -  BERG C.  -  BERGOT J.  -  BORGNE J.  -  CADEL G.  -  CARRAUD L.  -  CHARREAU Y.  -  COROLLEUR J.  -  COUVREUR Y.  -  GRIFFI P.  -  GUIRAL G.  -  LE GOFF J.  -  LE GOFF H.  -  LE GOFF L.  -  LE LAY J.  -  LELEU J.  -  MEAR Y.  -  PIDET F.  -  SURZUR R.  -  WESTRELIN R.  -  LE ROUX E.  -  SCENET R.



Marins à bord... (24)

Embarquement pour l'année 1940

Septembre : BRACHET M.

Embarquement pour l'année 1942

Août : KERROS L.

Embarquement pour l'année 1943

BERG C. -  PIDET F.
Février : LE ROUX ?.
Novembre : BARDY G. -  BAYET A. -  BERGOT J. -  BORDENAVE G. -  BORGNE J. -  CARRAUD L. -  CHARREAU Y. -  COROLLEUR J. -  COUVREUR Y. -  GADEL G. -  GRIFFI C. -  GUIRAL G. -  LE GOFF H. -  LE GOFF J. -  LE GOFF L. -  LE LAY J. -  LELEU J. - MEAR Y. -  SCENET R. -  SURZUR R. -  WESTRELIN R.

 

PROJET DE PLAQUETTE RÉALISATION

 Quartier Maître de 1ere classe (R) VENTURA Virginie secrétaire du COMAR BN ASPRETTO

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télécharger la plaquette en pdf:   intérieur    clic droit +"enregistrer sous"          extérieur   clic droit +"enregistrer sous"

 

 

 

PREMIER MAÎTRE LEGOFF COMMANDANT LE MARIE MAD

 

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Maître KERROS Louis – pilote – 

 

 

Second Maître LEROUX Edouard – manœuvrier – 

 

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borne de l'ancien carre des Marins 

 

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clic droit +"enregistrer sous"

carte disparition du MARIE MAD

clic droit +"enregistrer sous"  photo duMARIE MAD
clic droit +"enregistrer sous" Lettre
clic droit +"enregistrer sous"  plaque QM WESTRELIN
clic droit +"enregistrer sous" photo MARIE MAD

document originaux

 

documents MONSIEUR MARTINETTI CONSERVATEUR DU CIMETIERE D'AJACCIO

 

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photo famille HERMAIN - WESTRELIN

Céremonie sur la base navale d'ASPRETTO

23 Novembre 2008

LE DIMANCHE 23 NOVEMBRE A EU LIEU LA CEREMONIE A LA MEMOIRE DES DISPAURUS DE LA MARIE MAD EN PRESENCE DES FAMILLES LE GOFF  - LEROUX ET HERMAIN-WESTRELIN

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article corse matin du 24-11-2008

 

 

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CI JOINT LA M.MAD ..CONSTRUCTION  INACHEVEE EN 1942.1943..JE PENSE LA RENTRER AU RADOUB

L.K

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23 septembre 2009

 

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corse matin le 23-11-2010

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Commémoration : « Il ne restait pas un bout de bois de la Marie-Mad »

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Publié le mercredi 24 novembre 2010 à 15h31 Des descendants des marins du dragueur de mines Marie-Mad étaient hier à Aspretto pour rendre hommage à ce valeureux équipage qui a sombré au large de l'Isolella le 23 novembre 1943.Photo Pierre-Antoine Fournil

Hier matin, le vent et la pluie fouettaient la base navale d'Aspretto. Pas vraiment un jour pour prendre la mer. Un peu comme ce 23 novembre 1943 lorsque le chalutier militarisé la Marie-Mad croisa la route d'une mine au large de la pointe de l'Isolella. Ce bateau fragile, qui devint bâtiment de guerre au gré des circonstances, fut désintégré. Pas un des 24 marins qui se trouvaient à son bord ne survécut.

Depuis 2008, à chaque date anniversaire, une cérémonie commémorant le sacrifice de l'équipage de la Marie-Mad est organisée à Aspretto. En fait, dès que la plaque gravée qui rappelle ce triste événement, installée en décembre 1943 au cimetière des Sanguinaires, puis perdu dans les années 60, a été retrouvée dans les soutes de la base navale.
Comme chaque année, une poignée de représentants des familles des marins disparus, le commandant de la base, Jean-Luc Matrone, des représentants de la gendarmerie maritime et de la SNSM, ainsi que le responsable pour la Corse-du-Sud de l'association Aux marins, ont perpétué le souvenir de ces jeunes hommes chargés de débusquer et détruire les mines dans le golfe d'Ajaccio.

Une cérémonie sobre, avec dépôt d'une gerbe dans la mer, puis recueillement devant la plaque commémorative.

Un certain Griffi…

Parmi ces familles qui gardent une blessure liée à la perte d'un être cher, mort en mission dans les eaux insulaires, Anne-Marie Hermain-Westrelin. Avec sa mère, décédée depuis, c'est elle qui a œuvré pour qu'une stèle soit érigée à Aspretto en 2008. Son père, radiotélégraphiste de la Marie-Mad, était originaire d'un petit village du Pas-de-Calais.

« Il voulait absolument être marin, malgré l'avis contraire de sa mère. Lors de l'exode, il a gagné Toulon et s'est engagé, raconte-t-elle, la gorge nouée. Ces dernières années, nous avons cherché à entrer en contact avec d'autres familles des membres de l'équipage. Nous en avons retrouvé certaines. Dans d'autres cas, il n'a pas été possible d'identifier des descendants. C'est le cas pour un nom qui nous tient à cœur, celui d'un certain Griffi, originaire de Lugo di Nazza. »

Autre participant à la cérémonie d'hier, Paul Di Barbazza, dont le père, radiologue de son état dans les hôpitaux d'Ajaccio en 1943, a été un témoin indirect de l'accident.
« Mon père, le Dr Jean Di Barbazza, a suivi les opérations de secours. Il me disait que l'on n'a même pas retrouvé un bout de bois du bateau, raconte Paul. Ces mines étaient des engins redoutables. Les marins d'alors tiraient sur leurs flotteurs pour qu'elles coulent et ne présentent plus de danger pour la navigation. Parfois, ils se loupaient. Une fois - c'est arrivé après l'épisode de la Marie-Mad - un tir a touché une antenne. Mon père, qui assistait à la scène, disait qu'il avait vu le fond de la mer… »
Où repose, depuis maintenant 68 ans, le courageux équipage du commandant Le Goff.
 

 déces ce jour 25/01/2017 de Monsieur Paul Di Barbazza

Isolella - Pietrosella
Claude Marie DI BARBAZZA née MAUREL, son épouse, 
ses enfants,
Marie Paule PITTILONI et son époux,
Brigitte CASTOLA et son époux, 
ses petits-enfants, Elisabeth et David, Emilie et Toussaint, Emmanuelle, Pauline,
ses arrière-petits-enfants,
Pierre Ange, Pierre Marie, Gabriel, Lisa-Rose, 
son neveu Jean André DI Barbazza, Laetitia et leur fils Alexandre,
ses beaux-frères et belles-soeurs,
Andrée et Antoine BENEDETTI, leurs enfants et petits-enfants,
Misou et André PONZEVERA, leurs enfants et petits-enfants,
Jean Pierre MAUREL et ses fils Georges et Christian, 
Marie Antoinette et Guy PADOVANI, leur fille Julie et Pierre-Jean, 
sa cousine Brigitte de la BOUSSINIERE et ses enfants, 
ses cousins,
Mathilde et Denis CORBELLINI-HENRY et leurs enfants,
Jo et Nancy CORBELLINI et leurs enfants, 
Marie Madeleine MARTINETTI-CEFFIS,
Jean Paul ANTONA, Xavier TAVERA, M. BRUNELLI et ses amis du Club de Tir de Porticcio, 
les familles PITTILONI, CASTOLA, MAUREL, LAERI, PONZEVERA, PAOLETTI, PAVIN de LAFARGE 
Parents, alliés et amis, 
ont la douleur de vous faire part du décès de 
M. Paul DI BARBAZZA
survenu le 25 janvier 2017 
à Ajaccio
La levée du corps aura lieu demain, vendredi 27 janvier 2017 à 13h en l'espace funéraire Picchetti, les collines du Vazzio à Ajaccio. La cérémonie religieuse sera célébrée en l'église Sainte-Monique, à Pietrosella à 13h30, suivie de l'inhumation à l'Ancien cimetière, route des Sanguinaires. La famille tient à remercier ses médecins Mme le Dr QUILICHINI, le Dr LUCAS, son infirmière et son kiné. Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.


 
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http://alamer.fr

 

http://alamer.fr/index.php?NIUpage=35&Param1=754

 

bâtiment portant le nom du PREMIER MAÎTRE LE GOFF

 

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2011 CÉRÉMONIE AU CÉNOTAPHE DE LA POINTE ST MATHIEU

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DISCOURS DE MONSIEUR LOUIS LEGOFF


Discours Louis Le Goff par jlvlino

 

 

2012 CEREMONIE SUR LA BASE NAVALE D'ASPRETTO

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23 novembre 2013 70 ans aprés

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photos avec l'aimable autorisation Maryline SANTI CORSE NET INFOS

 


Le Marie-Mad (avec un trait d'union) était un chalutier britannique mis sur cale sous le nom de T.R 52 par Anderson Co à Lauzon au Qubec pour le compte de la Royal Navy comme dragueur de mines. Achevé seulement en 1919, il est vendu au titre de surplus par le Gouvernement Britannique. Il devient alors propriété des Pêcheries et Armements "La Rochelle - Océan" et est attaché au port de la Rochelle. En 1935, il est vendu à la Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint Nazaire - Penhoët qui désire diversifier ses activités. Conservant La Rochelle comme port d'attache, il est mis en gérance à la Société Nouvelle de Gérance Maritime.
En septembre 1939, il est requis sous le numéro AD 148 et affecté au secteur de la Rochelle - La Pallice.
Le 20 juin 1940, en compagnie de l'AD 150 Henri Cameleyre, il appareille pour Casablanca où il arrive le 25.
Conservé par la Marine dans la flotte d'armistice, il est incorporé le 8 août 1940 à la 5ème Section de Dragueurs Ordinaires à Casablanca. Les dragueurs "ordinaires", généralement en acier, sont équipés d'une drague Ronarch pour draguer les mines à orins contrairement aux dragueurs "magnétiques" ou "spéciaux" , construits en bois, qui sont équipés pour draguer les mines magnétiques.
Outre ses missions de surveillance de la rade, il participe du 15 au 25 avril 1941 à la mise en place du filet pare-torpilles qui doit protéger le navire de ligne Jean Bart.
Voici une vue du Marie-Mad durant cette période avec peint sur le pavois de toile de la passerelle les marques de neutralité.
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Lors de l'opération Torch, quatre chalands de débarquement transportant 113 MP quittèrent le transport USS William P. Biddle pour rallier la plage jaune à Fédala. Les quatre embarcations s'égarèrent dans la nuit et arrivèrent sur rade de Casablanca. A 6h15, le chaland de tête apercevant un navire de guerre mouillé le hèle pour lui demander son chemin. Il s'agissait de l'aviso-dragueur La Gracieuse qui ouvrit le feu à la mitrailleuse d'abord puis au 
canon. Deux des chalands sont coulés tandis que les deux autres, plus en arrière, peuvent faire demi-tour sans être aperçus. La Gracieuse recueille 38 Américains tandis que la 5ème SD en repêche 20.
Durant la période 1939 - 1942, la Marie-Mad est placé sous les commandements successifs des Enseignes de Vaisseau Guilloteau, Le Hétét et Plaisant puis des Maïtres Princiapux Leveque, Blanquart et Guérin.
Le 13 novembre 1943, les dragueurs AD 52 Fructidor et AD 148 Marie-Mad, détachés de la 5ème SD, arrivent à Ajaccio où ils rejoignent le chasseur de sous-marins CH 3, navire frère des UJ 6077 ex CH 4 et UJ 6085 de la 6ème Sicherung Flottille. Les trois navires constituent les Forces Navales de Corse.
Dans la nuit du 23 au 24 novembre, le Marie-Mad doit assurer la veille au large pour prévenir une éventuelle attaque d'un raider ennemi. Veille visuelle uniquement car il ne possède ni radar ni Asdic. A 4h00 le 24, le CH 3 doit le relever. Quand le CH 3 se présente à l'ouvert du golfe d'Ajaccio, la nuit est noire, le ciel bas et les grains violent. Un fort vent de Nord-Ouest soulève des vagues creuses qui pénètrent dans le golfe et l'obligent à demeurer en dedans des îles Sanguinaires sans voir le Marie-Mad. Au petit jour, ce dernier n(est toujours pas rentré au port. Les sémaphores et les PDT des batteries de côtes fouillent l'horizon en vain tandis que le poste radio de Marine Ajaccio essaie tout aussi vainement de contacter le dragueur.
Les Spitfires de l'aérodrome de Campo del Oro et les torpilleurs Forbin et Basque fouillent la côte et le golfe de Valinco sans plus de résultats.
Le 25 novembre, une patrouille de marins qui explore la pointe Isolella aperçoit sur une plage entre celle-ci et la pointe de Porticcio des débris divers dont des brassières de sauvetage type marine et des cochonets de drague. Interrogés les habitants voisins déclarent avoir entendu le 23 vers 20h00 une forte explosion mais n'avoir rien aperçu. Le 26, les habitant déclarent à la patrouille revenue sur les lieux avoir entendu une autre explosion dans la nuit. La patrouille retrouve alors d'autres débris et surtout quatre mines échouées au rivage. Il ne fait alors aucun doute que la malheureuse Marie-Mad avait heurté une mine à la dérive et s'était engloutie avec la totalité de son équipage : 17 hommes commandé par le premier-maître timonier Le Goff.
En décembre, des navires plus modernes, les chasseurs de sous-marins ex-américains CH 51 et CH 52, les vedettes de port VP 4 ex HDML 1240 et VP 7 ex HDML 1133 et le remorqueur AD 236 Saint Charles rallient les Forces Navales de Corse.
En 1944, le trois-mâts à moteur Marie-Stella est renfloué à Bastia et mis en service par la Royale comme petit transport de 1944 à fin 1947 sous le nom de P.M. Le Goff.

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photos Monsieur HERMAIN - WESTRELIN

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23 NOVEMBRE 2018

23 novembre 1943 : Le « Marie-Mad » disparaissait à Isolella


Rédigé par José Fanchi le Vendredi 23 Novembre 2018 à 15:55 | Modifié le Vendredi 23 Novembre 2018 - 17:03


Il fait nuit noire cette soirée du 23 novembre 1943. La mer est démontée mais le dragueur de mines « Marie-Mad » sort patrouiller dans le golfe d’Ajaccio. Entre Porticcio et l’Isolella, une explosion retentit, puis plus rien, silence radio


L'hommage des autorités civiles et militaires et des familles des disparus (Photo Michel Luccioni)
C’est ainsi que disparaissait cette nuit-là le navire avec, à son bord, 23 hommes d’équipages et leur commandant Louis Legoff, tous morts pour la France. Malgré le temps, plusieurs riverains assistèrent à la disparition du bateau de la marine qui avait heurté une mine. Bon nombre d’entre eux témoignèrent.   


Sonnerie aux morts 
Vendredi matin a eu lieu la cérémonie du souvenir en présence des autorités civiles et militaires et des familles des disparus qui ont participé dans un premier temps au dépôt de gerbe en mer. De retour à la base, ils ont assisté à la cérémonie des couleurs puis au discours du commandant De Gaullier des Bordes, commandant la Marine en Corse et au dépôt de gerbes avant que ne retentisse la Sonnerie aux Morts et la minute de silence. 
Un hommage a été ensuite rendu aux marins morts pour la France par le président de l’association « aux Marins »,  la lecture des noms des 24 marins du Marie-Mad et des16 marins corses, suivie de chants interprétés par Annick Léaustic.

Le Marie-Mad 
Chalutier de 284 tonneaux, réquisitionné à Arcachon en 1939 comme dragueur. AD 148 et affecté en août 1940 au port de Casablanca. Le 13 novembre 1943 le Marie-Mad arrive à Ajaccio. L'île ayant été libérée le 9 septembre, il est incorporé aux Forces navales de Corse, 5e section de dragage, avec pour mission d'assurer au large d'Ajaccio la sécurité des routes qui y amènent. Le 23 du même mois, autour de 19h -20h, une violente explosion est entendue de terre. Le lendemain, le Chasseur III qui vient relever le Marie-Mad ne trouve que des épaves. Par gros temps, le chalutier a sauté sur une mine et a coulé avec ses 24 hommes d'équipage. Le témoignage des riverains  confirmera cette version des faits. 


Le 25 novembre, une équipe de marins envoyée explorer la pointe de l’Isolella rentre vers 17 heures, ayant trouvé sur la plage, des débris divers et des brassières de sauvetage type marine. A quelques mètres du rivage se trouvent trois gros flotteurs de dragues et deux petits, semblables à ceux du navire frère, le Fructidor. Le lendemain, l’équipe, renvoyée sur les lieux, trouve des débris plus nombreux. Quelques ceintures de sauvetage portent des noms. Deux mines sont échouées, l’une à la pointe de Vescovo, l’autre à la pointe Sette Nave et deux autres flottent dans la crique. A ce moment-là tout est clair, le patrouilleur Marie-Mad, commandé par le Premier-maître timonier Legoff, a heurté une mine dérivante et coulé.


































RETOUVE CE JOUR LA FILLE DE:  Nicole CouvreurRaimbault la fille de Yvan Couvreur

https://www.corsenetinfos.corsica/23-novembre-1943-Le-Marie-Mad-disparaissait-a-Isolella_a36731.html
Article CORSE NET INFOS








Cérémo🌹nie d' à la base navale d'Aspretto pour les 75 ans de la disparition du navire de guerre le Marie-Mad. Dépôt de gerbes et moment de recueillement en mémoire des disparus en présence de Marie-Ange Biancamaria, adjointe déléguée au nautisme.


















2019






TOUTES LES PHOTOS DE LA JOURNEE



mise à jour:24/11/2014 18:21:07 Réalisation page LV (R) VENTURA Jean Louis

avec le concours des familles retrouvées Monsieur LEGOFF, Madame et Monsieur HERMAIN-WESTRELIN, Monsieur KERROS, Monsieur LEROUX , du CF Noyant Commandant la marine en Corse, les renseignements du site ALAMER  et AUX MARINS

jlventura@netmarine.net

 

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